mars 2017

Vous avez « le nez qui coule et qui démange », « les yeux qui pleurent », vous faites peut-être partie des plus de 30% de la population adulte qui souffre d’allergie aux pollens. Mais qu’est-ce que le rhume des foins (ou rhinite allergique aux pollens) et comment faire le diagnostic ? Tout commence par des symptômes pendant la journée mais aussi parfois la nuit, qui touchent la sphère ORL, c’est-à-dire les voies aériennes supérieures et en particulier le nez : le prurit nasal : les démangeaisons des fosses nasales, l’anosmie : la perte de l’odorat, la rhinorrhée : écoulement clair venant du nez, les éternuements, l’obstruction nasale. Pourquoi les allergies aux pollens touchent-elle surtout le nez ? Parce qu’il filtre l’air que nous respirons avant d’arriver aux bronches. C’est donc la zone la plus exposée aux allergènes et la plus sensibilisée par les polluants. La sévérité de la réaction allergique dépend de l’exposition. La période critique du rhume des foins commence dès janvier avec la pollinisation des arbres et en particulier du cyprès dont le pollen est transporté au gré du vent : il est très léger et plus volatile que le mimosa qui a la même période de pollinisation. Ainsi, nous sommes depuis plusieurs semaines en alerte rouge (risque allergique très élevé) pour les allergies aux pollens de cyprès d’après les données du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). La tempête Zeus a transporté vers l’Ouest de la France les pollens de l’aulne, nous ne sommes pas vraiment concernés par ces arbres sur Cagnes-sur-Mer. A partir du mois de mars, arrivent d’autres pollens : ceux du noisetier, du platane, du chêne, de l’olivier,... mais aussi la pariétaire ou gamba roussette qui en plus d’envahir nos talus, les chantiers et les terrains secs, a un potentiel allergisant très élevé de mars à août. L’été, ce sont les graminées qui entrainent des allergies et début septembre jusqu’à fin octobre les herbacées (armoise et ambroisie), moins présents dans notre région pour l’instant. Les hausses de température augmentent la quantité de pollen par une éclosion plus importante : le réchauffement climatique a donc un impact direct sur l’augmentation des cas de rhinite allergique aux pollens. Les orages augmentent la concentration de pollens à un mètre du sol et contribuent aux « épidémies » de rhume des foins. Enfin, les polluants atmosphériques irritent les muqueuses nasales et les rendent plus à risque de développer une réaction allergique.  Ils augmentent le potentiel allergisant des pollens en les fragmentant, ce qui augmente leur pénétration. Mais que faire face à ce fléau ? Tout d’abord, il faut réduire l’exposition : Eviter de pratiquer une activité physique lorsque l’on est allergique en période critique, limiter les polluants atmosphériques, ne pas fumer, et avoir une bonne hygiène des fosses nasales en nettoyant son nez tous les jours au SERUM PHYSIOLOGIQUE… Ensuite, lorsque la crise est là, la prescription d’antihistaminiques et de corticoïdes locaux est nécessaire. Enfin, un bilan précis par un médecin formé en allergologie est essentiel afin de connaître le ou les pollens en cause. L’interrogatoire et la réalisation de tests cutanés sont là pour identifier l’agent en cause et permettent de discuter dans un second temps d’une désensibilisation, traitement par voie orale qui doit débuter plusieurs mois avant l’arrivée du pollen. Vous avez donc compris que si aujourd’hui vous êtes gênés, … l’année prochaine ce sera encore le cas, voire peut-être pire… Pourquoi attendre ? Consultez ! Docteur Sabine MARC ROUCAYROL, Pneumologue.
Comprendre son propre enfant, quel parent ne le souhaite pas ? Mais quelles connaissances a-t-on réellement sur la communication avec les tout petits ? Dès le premier âge, les jeunes parents peuvent être confrontés à l’incompréhension des pleurs de leur bébé et au stress que cela engendre. Faut-il le laisser pleurer ? Fait-il un caprice ? Dois-je le punir ? Autant d’incompréhensions génératrices de frustration, tant pour les parents que pour les enfants. En 2017, ces têtes en l’air de cigognes ne livrant toujours pas les bébés avec leur mode d’emploi, d’astucieuses jeunes mamans dont l’expérience parentale et professionnelle est riche en outils de communication, ont accepté de partager avec nous leurs clés pour une communication différente. Bébé signe : Quand votre bébé vous parle avec ses gestes !   Chloé MAGINOT, animatrice certifiée « Bébé, fais moi signe ». J.I : D’où vient cette idée de communication originale avec les bébés ? C.M : La communication gestuelle avec les bébés date des années 80 et vient des Etats-Unis. Joseph Garcia, un spécialiste de la langue des signes américaine, a constaté que les enfants entendants de familles sourdes, communiquaient bien plus tôt que les enfants de famille entendant. En parallèle, Linda Acredolo et Susan Goodwyn de l'université de Californie, ont montré que les bébés utilisent spontanément les signes avant de parler. Elles ont donc développé le concept « Baby Sign », qui a été ramené en France par Nathanaelle Bouhier-Charles et développé en collaboration avec Monica Companys. J.I : Quel en est le principe ? C.M : Le principe des « bébés signes » est d'associer la parole aux signes. On signe uniquement des mots "utiles" pour bébé, afin qu'il s'en empare et puisse nous communiquer ses besoins, tels que "encore", "faim", "couche" et d'autres signes plus élaborés que nous découvrons en atelier. Les ateliers de 2 heures sont des moments conviviaux et donnent de véritables supports d'apprentissage. Ils sont destinés aux familles et s'articulent autour de thèmes précis, ce qui me permet d'ouvrir sur un soutien à la parentalité.   Adopter une communication positive avec ses enfants Aurélie MALET, 7 ans d'expérience en marketing / praticienne en hypnose ericksonienne / comédienne amateure de théâtre d'improvisation J.I : On sait bien que la communication est très importante pour la qualité des relations humaines mais comment évaluer la qualité de la communication établie avec nos propres enfants?  A.M : Comme nous évaluons la qualité de notre communication avec les adultes. Si nous ressentons que notre communication avec l'Autre génère des conflits, des incompréhensions ou conduit à une absence de communication, c'est qu'il y a certainement une possibilité de communiquer différemment. Les enfants nous  modélisent très souvent afin de construire leur propre façon de communiquer. Il est donc pertinent de s'intéresser en premier lieu à notre propre façon de communiquer. J.I : Si nous ressentons le besoin d'améliorer la communication verbale avec nos enfants en âge de s'exprimer par ce biais, comment faire? A.M : La communication débute dès la naissance. Un échange se crée dès le premier contact, le premier regard, le premier son. Nous ne sommes pas obligés d'attendre que l'enfant puisse verbaliser pour communiquer avec lui. Nous communiquons par le verbal et également par le non-verbal. Même s'il ne comprend pas les mots, le nourrisson perçoit nos intentions. Dès la naissance de ma fille, qui a deux ans et demi, je lui ai parlé exactement comme je vous parlerais. Actuellement, j'utilise des outils de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et d'hypnose pour que notre communication soit épanouissante, en évitant le côté "donneur d'ordre", pour privilégier le côté participatif. J.I : Que peut-on qualifier de communication satisfaisante? A.M : On peut qualifier une communication de satisfaisante dès lors que chacun se sent épanoui, que l'enfant ressent une liberté d'expression dans un cadre éducatif fixé par ses parents. J.I : Quelles peuvent être les conséquences d'une mauvaise communication? A.M : Je ne raisonne pas en termes de bonne ou de mauvaise communication. Le plus important est de faire au mieux et d'expérimenter d'autres façons de communiquer lorsque l'on ressent une limite. Imaginez un enfant à qui on répète depuis tout petit (et je l'ai entendu réellement) : "Tu es une vraie brute, tu fais peur à tout le monde "… il y a une possibilité qu'il se construise émotionnellement sur ces propos. Je dis bien une possibilité car les enfants savent aussi "filtrer" les informations qu'ils entendent. Aurélie MALET sera l’invitée de l’association « Pas Si Sages ! » mercredi 5 avril à 18h pour dispenser un atelier sur cette thématique de la communication positive dans la famille au Pôle Santé Saint Jean. A travers un échange entre parents et des jeux de rôle, il s’agira de comprendre comment transformer, adapter la communication à son enfant en tenant compte de son processus de développement. Le but de cet atelier n'est pas d'apporter une solution toute faite, mais que chacun puisse y trouver des outils, des clés, pour aller vers l'éducation qu'il souhaite inculquer et les valeurs qu'il souhaite transmettre. Nous ne serons jamais des parents parfaits et c'est tant mieux ! Renseignements et inscription atelier avant le 1er avril 2017 : passisages.org@gmail.com Pour plus d’informations : Chloé MAGINOT : www.unevieslow.fr Aurélie MALET : www.nice-hypnose-paca.fr