août 2017

Nous savons tous que pour perdre du poids, il est important d’adapter un rythme alimentaire régulier, de ne pas grignoter, de manger équilibré en évitant les produits gras, salés et sucrés et pratiquer une activité physique. Mais connaissez-vous l’importance de la mastication dans la gestion du poids ? La mastication est un facteur qui déclenche la satiété et donc le sentiment de ne plus avoir faim ; elle permet de mieux assimiler les aliments et donc de manger moins. Mâcher longuement permet, au bout de 15 à 20 mn, la libération de l’histamine, neurotransmetteur libéré par l’hypothalamus et qui permet de transmettre le message au cerveau : « Arrête de manger, tu n’as plus faim ». Plus on mâche et moins on a faim. La mastication permet également une meilleure digestion : la digestion commence dans la bouche par le travail de l’amylase salivaire. Si vous avalez trop vite, le travail se fera directement par l’estomac puis les intestins et va entraîner fatigue, ballonnements et sensation de lourdeur. Pour bien mastiquer, il convient également de privilégier des repas assis à table, avec de la vraie vaisselle, dans le calme et sans appareils technologiques (télévision, téléphone, ordinateur) qui déconcentrent le cerveau sur son activité principale : manger ! En effet, si le cerveau est occupé à une autre activité, il ne prend pas conscience qu’il est en train de manger et va solliciter davantage de nourriture. Astuce !  Autre conseil pour une mastication et une assimilation alimentaire optimale, évitez les aliments mous : privilégier un fruit frais cru plutôt qu’une compote, du pain frais à la place du pain de mie, des légumes cuits entiers à la place des purées ou des potages etc. En résumé, en mastiquant bien, on mange moins et on digère mieux : n’hésitez pas à prendre le temps nécessaire pour ce moment de plaisir et apprécier ce que vous mangez.
Qu’est ce que l’épilepsie ? L’épilepsie correspond à un mauvais fonctionnement de certains neurones. On pourrait la comparer à un court circuit qui survient dans une zone plus ou moins étendue du cerveau. Qui peut être touché par une épilepsie ? C’est dans la première année de vie et chez le sujet de plus de 65 à 70 ans que l’incidence de survenue est la plus élevée. L’épilepsie peut cependant débuter à n’importe quel âge de la vie, les causes étant différentes selon l’âge. J’ai fais une crise d’épilepsie, suis-je épileptique ? Une crise d’épilepsie est due à une sorte de court circuit intracérébral. Celui ci peut être la conséquence d’une agression cérébrale secondaire à une infection, un trouble de l’équilibre ionique, un accident vasculaire... En traitant le problème aiguë, il existe de bonnes chances que les crises ne se reproduisent pas. Il faut cependant, parfois maintenir un traitement pendant quelques mois. Je suis épileptique, puis je conduire une voiture ? La législation impose que les patients épileptiques soient évalués par un médecin de la commission du permis de conduire pour déterminer l' aptitude à la conduite. Certains types d’épilepsies ne présentent pas de contre indication à la conduite, d’autres l’interdisent formellement. C’est l’équilibre de votre maladie sous traitement qui permettra de juger de votre capacité à conduire.  Dr Laffon, Neurologue, spécialiste en Epileptologie-EEG     
L'été on aime profiter du bord de mer et des balades au grand air, mais on aime moins les petites bêtes qui vont avec ! Les piqûres d'insectes sont courantes à cette période de l'année. Voici donc les bons gestes à avoir pour soulager les douleurs et démangeaisons. Piqure méduse Pourquoi ça brûle ? Les piqures de méduses provoquent de grosses brûlures. Leurs tentacules sont composés de filaments qui restent sur la blessure et diffusent le venin. Ce qu’il faut faire : Rincer à l'eau de mer : immédiatement après la piqûre, plonger la partie piquée dans l'eau de mer et frotter doucement pour essayer de retirer les filaments. Attention il ne faut surtout pas rincer avec de l'eau douce ou claire !! Recouvrir la plaie avec le sable et laisser sécher. Retirer ensuite le sable avec un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Et rincer à nouveau. Après avoir rincé la piqûre (avec de l'eau de mer), appliquez 1 à 2 gouttes d'huile essentielle de lavande aspic pure et renouvelez 3 à 4 fois dans la demi-heure qui suit. La piqûre se traite comme une brûlure. Pour apaiser et réduire l'inflammation il est donc conseillé d'appliquer une crème, après avoir rincé la piqûre, type vaseline ou biafine. En cas de réaction plus importante, nous vous conseillons de consulter votre médecin traitant. Piqure moustique Pourquoi ça gratte ? Lorsque les moustiques piquent, ils ne font pas que prélever du sang, ils injectent également de la salive, contenant un anticoagulant, afin d'éviter que le sang ne leur bouche la trompe. Or, le produit injecté a également pour effet de provoquer une réaction des mastocytes, des cellules situées au niveau des tissus conjonctifs et de libérer de l'histamine, responsable des démangeaisons. L'effet de l'histamine se fait ressentir au bout de 30 à 60 secondes et il atteint son maximum après environ 2 ou 3 minutes. L'effet se dissipe après au minimum 10 minutes. Ce qu’il faut faire : Des compresses alcoolisées doivent être appliquées 2 à 3 fois par jour à l'endroit de la piqûre. Une pommade corticoïde peut également être appliquée en cas de réaction locale plus importante. Comment éviter d’être piqué par les moustiques : Porter des vêtements amples et épais qui couvrent les bras et les jambes. Eviter les couleurs foncées et les vêtements trop brillants qui attirent les insectes. Il est important de savoir qu'un moustique peut piquer au travers des vêtements. Dans les zones particulièrement chargées en moustiques ou pour les personnes présentant une contre-indication pour les répulsifs cutanés, les vêtements peuvent par exemple être imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu. L'utilisation de moustiquaires est recommandée. Les appareils électriques, les diffuseurs chimiques ou encore les émetteurs d'ultra-sons ont une efficacité relative. Ces mesures sont de préférence à mettre en œuvre au lever et coucher du soleil, période pendant laquelle le risque de piqûre est le plus important. Piqure guêpe/abeille Lors d'une réaction locale provoquée par une piqûre d'abeille ou de guêpe, apparait une inflammation à l'endroit de la piqûre, plus ou moins étendue, accompagnée d'une douleur violente et de démangeaisons. Ce qu’il faut faire : De petits moyens peuvent aider à diminuer la douleur et la quantité de venin mais en aucun cas ne peuvent éviter la réaction allergique sévère. La première attitude, s'il s'agit d'une piqûre d'abeille ou de guêpe est d'extraire le dard resté enfoncé afin de l'enlever, tout en évitant de comprimer le sac à venin et de libérer davantage de venin. Il est possible d'utiliser une carte bancaire ou un ongle en soulevant le dard de la peau. L'aspivenin permet d'enlever des fractions du venin et de diminuer la quantité de venin mais il ne permet pas de prévenir la réaction allergique aiguë. Placer un pansement réchauffé au micro-onde ou de l'eau chaude sur la lésion. Placer un glaçon n'a aucune action et peut au contraire permettre la conservation du venin. Si vous êtes allergique aux piqûres de guêpes  Chez les personnes allergiques aux piqûres de guêpes, les symptômes suivants sont à craindre dès une seule piqûre : Gonflement de la gorge et du visage Respiration sifflante ou difficile. Vomissements, diarrhées. Vertiges, sensation de faiblesse État de choc : pâleur, transpiration. Ces signes représentent une urgence vitale, car il existe un risque de choc anaphylactique grave. Il convient d’appeler immédiatement le Samu (15 ou 112) ou les pompiers (18). Morsure de serpent Comment prévenir les morsures de serpents ? Pour prévenir les morsures de serpents, suivez ces conseils : Dans la nature, ne marchez jamais pieds nus, mais portez des chaussures fermées et montantes (ou des bottes) ainsi que des pantalons ; Ne partez pas seul en promenade et munissez-vous d’un téléphone mobile pour prévenir, si nécessaire, les secours ; Surveillez où vous posez les pieds et les mains : herbes hautes, cailloux et rochers, tas de feuilles, tas de bois, buissons..., surtout s'ils sont exposés au soleil (les serpents aiment la chaleur) ; Ne pénétrez pas dans les broussailles. Lors des récoltes des champignons, baies et fruits, frappez et agitez les broussailles avec un bâton pour faire fuir les serpents éventuels ; Ne posez pas vos mains sur des murs, sous les pierres, dans les crevasses, sous les piles de bois avant d’avoir vérifié l’absence de serpents ; La nuit, ne ramassez pas de bois, ne soulevez pas de pierre, la visibilité est mauvaise ; Ne touchez pas un serpent qui vous semble mort, le plus souvent il somnole ; Si vous croisez un serpent, retirez-vous sans l’effrayer. Dans tous les cas, n’essayez jamais de l'attraper ou de le tuer ; Vérifiez l’absence de serpents avant de vous installer pour une pause et ne dormez pas à-même le sol dans les régions riches en serpents ; Ne laissez pas les enfants jouer dans des endroits difficiles à surveiller et expliquez-leur qu’en présence d’un serpent, il ne faut pas chercher à l’exciter. La conduite à tenir en cas de morsure de serpent :  Ce que vous devez faire immédiatement en cas de morsure de serpent terrestre : Appelez les urgences en faisant le 15 ou le 112 depuis un téléphone fixe ou un téléphone mobile ; En attendant les secours, restez calme, rassurez la victime et son entourage. Placez la victime au repos. Otez les bagues, les montres, les chaussures et tout ce qui peut serrer la zone mordue car celle-ci va se mettre à gonfler ; Si possible, désinfectez la plaie avec un antiseptique ; Immobilisez le membre mordu pour ralentir la propagation du venin dans l’organisme ; Essayez de mémoriser l’aspect du serpent (sa taille, sa couleur, la forme de sa tête) mais ne cherchez pas à l’attraper ; En cas de douleur, utilisez uniquement le paracétamol. Attention ne donnez pas d'anti-inflammatoire, ni d'aspirine qui augmentent le risque de saignement. Ce que vous ne devez jamais faire en cas de morsure par un serpent terrestre Certaines conduites sont dangereuses, bannissez-les. Ainsi : Ne posez pas de garrot : Ne sucez pas la plaie ; N’incisez pas la plaie ; Ne posez pas de glace, pommade….sur la morsure ; Ne comprimez pas la plaie ; Quels sont les signes de morsure à repérer ? Lorsque la morsure est sèche c’est à dire sans injection de venin, la personne ne présente que des traces de morsures et ressent une douleur au point de morsure. Aucun autre symptôme n’apparait en dehors de l’anxiété liée à cette morsure. Lorsque la personne concernée a été mordue par un serpent venimeux et que du venin a été injecté, elle présente : Des traces de morsure, sous la forme de 2 points ; Des douleurs vives au niveau de la morsure ; Un gonflement au niveau des points de morsure et une rougeur. Cette réaction œdémateuse peut s'étendre localement, voire à une partie du membre touché.
Comment le virus se transmet-il ? La transmission du chikungunya se fait d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes, appelés MOUSTIQUES TIGRES, également vecteurs potentiels de la dengue. Lors de la piqûre pour son repas sanguin, le moustique prélève le virus sur une personne infectée au cours de la phase virémique durant 5-7 jours après le début des signes cliniques. Le virus se multiplie alors dans le moustique pendant quelques jours, puis ce même moustique peut transmettre le virus à une autre personne, à l’occasion d’une nouvelle piqûre. Chez l’homme, la transmission mère-enfant est possible lors de l’accouchement, mais pas lors de l’allaitement.   Quels sont les symptômes ? Un cas de chikungunya (importé ou autochtone) est défini par l’association d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes, ces signes nécessitent une confirmation biologique;  La confirmation biologique est faite par une prise de sang pour rechercher le virus circulant dans la phase aiguë de la maladie (5 à 10 jours) ou pour mettre en évidence les anticorps à un stade plus tardif. Chez le sujet infecté, les signes généraux (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) s’estompent spontanément en deux à quatre semaines, mais l’inflammation des différentes articulations peut durer plus longtemps. L’immunité́ acquise paraît durable. Le taux de mortalité́ du Chikungunya est  très faible.   Que faire en cas de contamination ? Devant l’apparition des symptômes ci-dessus, il est conseillé de consulter son médecin traintant. Tout cas suspect sera signalé à l’Agence Régionale de Santé par le médecin référent,  qui indiquera la conduite à tenir, les examens à pratiquer et déclenchera les mesures de protection pour tenter d’éviter la dissémination du virus. Le patient porteur du virus et son entourage devront appliquer des mesures de protection contre les piqûres de moustique afin d’ éviter la dissémination au domicile et dans l’environnement.   Comment s’en protéger ? Les précautions contre les piqûres de moustiques ne sont pas à prendre à la légère, ayez la bonne attitude protectrice : Portez des vêtements couvrants et amples imprégnés d’insecticide pour tissus, ces produits évitent que les moustiques piquent à travers les vêtements, une seule imprégnation suffit pour deux mois et persiste après plusieurs lavages, la plupart sont utilisables chez la femme enceinte. Appliquez un répulsif sur la peau découverte. Utilisez des diffuseurs électriques à l’intérieur et des fumigènes à l’extérieur. En voyage, dormez sous une moustiquaire imprégnée, ou mettez la climatisation (les moustiques n’aiment pas l’air frais).   Dr Francine De Salvador,  Infectiologue au Pôle Santé Saint Jean