février 2018

Qu’est qu’une varice ? Les varices sont des dilatations des veines superficielles des membres inférieurs qui deviennent ainsi tortueuses et visibles sous la peau. Elles sont secondaires à l’insuffisance veineuse superficielle. Les varices sont dues le plus souvent à une altération de la structure de la paroi veineuse entrainant une dilatation de la veine. Elles peuvent poser des problèmes esthétiques mais aussi être la cause de symptômes divers, voire de complications graves. Il s’agit d’un problème majeur de santé publique et de médecine puisqu’elles touchent une grande partie de la population.   Qui est concerné ? Les varices touchent plus souvent les femmes (36% versus 14% des hommes). Leur fréquence augmente avec l’âge, le nombre de grossesses et la station debout prolongée. Par ailleurs, il existe un facteur héréditaire certain (20% de risques d’avoir des varices chez les patients sans parents atteints.)     Comment se manifestent les varices ? Les symptômes varient énormément en fonction des individus. Ils comprennent des sensations de gonflement, des lourdeurs de jambe, parfois un prurit (sensation de démangeaison), voire des douleurs. Ces symptômes prédominent en fin de journée et sont améliorés par la position allongée. Elles peuvent être associées à un œdème du membre s’aggravant en cours de journée surtout pendant les périodes estivales. Des lésions de la peau peuvent être présentes au stade des complications.   Quelles sont les complications ? À un stade avancé, elles peuvent être responsables de lésions de la peau allant d’une simple irritation de la peau avec une coloration brune, jusqu’à l’eczéma et au stade le plus avancé l’ulcère veineux (plaie de la peau qui ne cicatrise pas). Elles peuvent être à l’origine de thrombose (veine qui se bouche par formation de caillots) appelée para-phlébite. En cas de traumatisme, elles peuvent être responsables d’un saignement important.   Que faire en cas de varices ? Le seul examen à faire est un écho doppler des veines des membres inférieurs. Cet examen doit est fait par un médecin angiologue.   Quels sont les traitements ? Médicaments veino-actifs, leurs effets ne sont pas démontrés sur l’évolution de la maladie mais peuvent limiter les symptômes (médicaments non remboursés et en vente libre). Compressions élastiques, il peut s’agir de bas, collants ou de mi-bas. (Ils nécessitent une ordonnance). Ils permettent d’améliorer le retour sanguin ce qui permet de soulager les symptômes et de limiter l’évolution de la maladie. Sclérose : cela consiste à injecter dans les veines un produit qui permet que la veine se bouche. Traitement de choix des télangiectasies et des petites varices. Chirurgie : le stripping consiste à retirer la totalité de la veine superficielle avec de petites incisions, intervention réalisée en ambulatoire. Elle est associée à la réalisation de phlébectomies sur les branches de la veine qui sont dilatées. Les techniques endoveineuses (radiofréquence) plus modernes laissent la veine en place, elles entrainent un choc thermique de la veine qui va ensuite régresser sur elle-même, elles ont l’avantage de permettre une reprise très rapide de l’activité après l’intervention. Comme le stripping, elles peuvent être associées à des phlébectomies.  Dr Aurélien Mousnier, Chirurgien Vasculaire.  
Le docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean répond aux questions que l'on se pose sur cette maladie, le diabète, qui touche plus de 3,7 millions de personnes en France et qui ne cesse d'augmenter.  Qu’est-ce que le diabète ?  Le diabète est une concentration excessive de sucre dans le sang (augmentation de la glycémie). Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1.26 g/l (un taux de glycémie étant normalement inférieur à 1.10 g/l). Une maladie en constante augmentation La prévalence du diabète est en forte augmentation dans tous les pays du monde. Il y a plus de trois millions de personnes diabétiques en France. Malheureusement, beaucoup de personnes ignorent qu’elles sont atteintes malgré les efforts effectués pour améliorer le dépistage. Or, si le diabète peut être potentiellement grave par ses complications, une prise en charge efficace dès le début de la maladie permet de mener une vie tout à fait normale. Le saviez-vous ?  On distingue deux types principaux de diabète. Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune. Le patient produit des anticorps qui vont détruire ses propres cellules bêta du pancréas (cellules sécrétrices de l’insuline). Sans insuline, les glucides qui sont des constituants essentiels et des sources d’énergie, ne peuvent être stockés et utilisés par l’organisme. Le diabète de type 1 peut survenir à tout âge mais le pic d’incidence se situe à l’adolescence. Le diabète de type 2 (DT2) est poly-factoriel. Les principaux facteurs de risque sont l’âge, le surpoids et la sédentarité. Il existe des facteurs héréditaires dans les deux types de diabète mais ils sont beaucoup plus importants dans le diabète de type 2. Le diabète de type 2 est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1. Plus de 90% des diabétiques sont atteints d’un diabète de type 2. Quels sont les symptômes On dit souvent que le diabète est une maladie vicieuse car on peut vivre des années avec, sans se rendre compte qu’on est atteint. C’est vrai en ce qui concerne le diabète de type 2, car les glycémies montent doucement et progressivement pendant plusieurs années sans que le patient ne note de symptôme. Dans le diabète de type 1, les glycémies montent brutalement et le patient présente alors les symptômes suivants :  amaigrissement avec sensation de faim,  soif avec augmentation des quantités de boissons et d’urines. Les personnes diabétiques qui ne sont pas traités avec des médicaments ne font pas d’hypoglycémie (baisse de la glycémie). Les hypoglycémies sont toujours secondaires au traitement. Quelles peuvent-être les complications ? Tout d’abord, j’insiste sur le fait qu’il ne faut pas confondre diabète et complications du diabète. Nous suivons des patients qui ont des diabètes très anciens et qui n’ont aucune complication. Si les glycémies sont déséquilibrées de façon chronique, on peut alors risquer différentes complications. On peut citer principalement :  l'infarctus du myocarde,  l'accident vasculaire cérébral,  l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs,  l'insuffisance rénale,  la rétinopathie diabétique et la neuropathie diabétique. Quels sont les traitements ?  Le traitement est complètement différent pour le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Chez le diabète de type 1, il faudra immédiatement démarrer un traitement par insuline à vie. On ne donne plus de régime particulier mais on va apprendre au patient à adapter son traitement insulinique en fonction de son alimentation. Chez le diabète type 2, le premier traitement à mettre en place est fondamental. Il s’agit des mesures hygiéno-diététiques. En  premier lieu, il faut lutter contre la sédentarité et promouvoir la pratique d’une activité physique régulière. Il va falloir bien sûr aussi corriger les erreurs alimentaires, adopter un régime adapté équilibré et essayer de corriger le surpoids si possible.  Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent plus, on pourra ajouter différents médicaments à prendre de façon orale. Enfin, au bout de plusieurs années de diabète de type 2, un traitement par insuline peut s’avérer nécessaire. Concernant le dépistage du diabète de type 2, il se fait avec votre médecin généraliste qui prescrit un dosage de la glycémie à jeun. Ce dosage est à faire tous les ans si l'on est à risque de développer un diabète.  Docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean