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Qu’est qu’une varice ? Les varices sont des dilatations des veines superficielles des membres inférieurs qui deviennent ainsi tortueuses et visibles sous la peau. Elles sont secondaires à l’insuffisance veineuse superficielle. Les varices sont dues le plus souvent à une altération de la structure de la paroi veineuse entrainant une dilatation de la veine. Elles peuvent poser des problèmes esthétiques mais aussi être la cause de symptômes divers, voire de complications graves. Il s’agit d’un problème majeur de santé publique et de médecine puisqu’elles touchent une grande partie de la population.   Qui est concerné ? Les varices touchent plus souvent les femmes (36% versus 14% des hommes). Leur fréquence augmente avec l’âge, le nombre de grossesses et la station debout prolongée. Par ailleurs, il existe un facteur héréditaire certain (20% de risques d’avoir des varices chez les patients sans parents atteints.)     Comment se manifestent les varices ? Les symptômes varient énormément en fonction des individus. Ils comprennent des sensations de gonflement, des lourdeurs de jambe, parfois un prurit (sensation de démangeaison), voire des douleurs. Ces symptômes prédominent en fin de journée et sont améliorés par la position allongée. Elles peuvent être associées à un œdème du membre s’aggravant en cours de journée surtout pendant les périodes estivales. Des lésions de la peau peuvent être présentes au stade des complications.   Quelles sont les complications ? À un stade avancé, elles peuvent être responsables de lésions de la peau allant d’une simple irritation de la peau avec une coloration brune, jusqu’à l’eczéma et au stade le plus avancé l’ulcère veineux (plaie de la peau qui ne cicatrise pas). Elles peuvent être à l’origine de thrombose (veine qui se bouche par formation de caillots) appelée para-phlébite. En cas de traumatisme, elles peuvent être responsables d’un saignement important.   Que faire en cas de varices ? Le seul examen à faire est un écho doppler des veines des membres inférieurs. Cet examen doit est fait par un médecin angiologue.   Quels sont les traitements ? Médicaments veino-actifs, leurs effets ne sont pas démontrés sur l’évolution de la maladie mais peuvent limiter les symptômes (médicaments non remboursés et en vente libre). Compressions élastiques, il peut s’agir de bas, collants ou de mi-bas. (Ils nécessitent une ordonnance). Ils permettent d’améliorer le retour sanguin ce qui permet de soulager les symptômes et de limiter l’évolution de la maladie. Sclérose : cela consiste à injecter dans les veines un produit qui permet que la veine se bouche. Traitement de choix des télangiectasies et des petites varices. Chirurgie : le stripping consiste à retirer la totalité de la veine superficielle avec de petites incisions, intervention réalisée en ambulatoire. Elle est associée à la réalisation de phlébectomies sur les branches de la veine qui sont dilatées. Les techniques endoveineuses (radiofréquence) plus modernes laissent la veine en place, elles entrainent un choc thermique de la veine qui va ensuite régresser sur elle-même, elles ont l’avantage de permettre une reprise très rapide de l’activité après l’intervention. Comme le stripping, elles peuvent être associées à des phlébectomies.  Dr Aurélien Mousnier, Chirurgien Vasculaire.  
Le docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean répond aux questions que l'on se pose sur cette maladie, le diabète, qui touche plus de 3,7 millions de personnes en France et qui ne cesse d'augmenter.  Qu’est-ce que le diabète ?  Le diabète est une concentration excessive de sucre dans le sang (augmentation de la glycémie). Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1.26 g/l (un taux de glycémie étant normalement inférieur à 1.10 g/l). Une maladie en constante augmentation La prévalence du diabète est en forte augmentation dans tous les pays du monde. Il y a plus de trois millions de personnes diabétiques en France. Malheureusement, beaucoup de personnes ignorent qu’elles sont atteintes malgré les efforts effectués pour améliorer le dépistage. Or, si le diabète peut être potentiellement grave par ses complications, une prise en charge efficace dès le début de la maladie permet de mener une vie tout à fait normale. Le saviez-vous ?  On distingue deux types principaux de diabète. Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune. Le patient produit des anticorps qui vont détruire ses propres cellules bêta du pancréas (cellules sécrétrices de l’insuline). Sans insuline, les glucides qui sont des constituants essentiels et des sources d’énergie, ne peuvent être stockés et utilisés par l’organisme. Le diabète de type 1 peut survenir à tout âge mais le pic d’incidence se situe à l’adolescence. Le diabète de type 2 (DT2) est poly-factoriel. Les principaux facteurs de risque sont l’âge, le surpoids et la sédentarité. Il existe des facteurs héréditaires dans les deux types de diabète mais ils sont beaucoup plus importants dans le diabète de type 2. Le diabète de type 2 est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1. Plus de 90% des diabétiques sont atteints d’un diabète de type 2. Quels sont les symptômes On dit souvent que le diabète est une maladie vicieuse car on peut vivre des années avec, sans se rendre compte qu’on est atteint. C’est vrai en ce qui concerne le diabète de type 2, car les glycémies montent doucement et progressivement pendant plusieurs années sans que le patient ne note de symptôme. Dans le diabète de type 1, les glycémies montent brutalement et le patient présente alors les symptômes suivants :  amaigrissement avec sensation de faim,  soif avec augmentation des quantités de boissons et d’urines. Les personnes diabétiques qui ne sont pas traités avec des médicaments ne font pas d’hypoglycémie (baisse de la glycémie). Les hypoglycémies sont toujours secondaires au traitement. Quelles peuvent-être les complications ? Tout d’abord, j’insiste sur le fait qu’il ne faut pas confondre diabète et complications du diabète. Nous suivons des patients qui ont des diabètes très anciens et qui n’ont aucune complication. Si les glycémies sont déséquilibrées de façon chronique, on peut alors risquer différentes complications. On peut citer principalement :  l'infarctus du myocarde,  l'accident vasculaire cérébral,  l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs,  l'insuffisance rénale,  la rétinopathie diabétique et la neuropathie diabétique. Quels sont les traitements ?  Le traitement est complètement différent pour le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Chez le diabète de type 1, il faudra immédiatement démarrer un traitement par insuline à vie. On ne donne plus de régime particulier mais on va apprendre au patient à adapter son traitement insulinique en fonction de son alimentation. Chez le diabète type 2, le premier traitement à mettre en place est fondamental. Il s’agit des mesures hygiéno-diététiques. En  premier lieu, il faut lutter contre la sédentarité et promouvoir la pratique d’une activité physique régulière. Il va falloir bien sûr aussi corriger les erreurs alimentaires, adopter un régime adapté équilibré et essayer de corriger le surpoids si possible.  Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent plus, on pourra ajouter différents médicaments à prendre de façon orale. Enfin, au bout de plusieurs années de diabète de type 2, un traitement par insuline peut s’avérer nécessaire. Concernant le dépistage du diabète de type 2, il se fait avec votre médecin généraliste qui prescrit un dosage de la glycémie à jeun. Ce dosage est à faire tous les ans si l'on est à risque de développer un diabète.  Docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean
Le ronflement est un sujet fréquemment rencontré dans les couples. Mais alors qu’est-ce que le ronflement ? Quelles en sont les causes ? Et y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Qu’est-ce que le ronflement ? Le ronflement est lié à une mise en vibration anormale des voies aériennes supérieures (VAS) au niveau d’un ou de plusieurs sites obstructifs. Le plus souvent, le ou les site(s) obstructif(s) est (sont) : Une obstruction nasale « nez bouché » De grosses amygdales Un recul du voile du palais avec bascule postérieure de la luette en position couchée (1) Un recul au niveau de la base de langue en position couchée (2) On peut aussi avoir plusieurs sites obstructifs associés Quelles en sont les causes ? Les causes de l’obstruction nasale sont très nombreuses : allergies, inflammation, polypes, infection…   Y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Parfois, des choses simples suffisent à réduire voire arrêter les ronflements : Dormir sur le côté et non sur le dos Perdre du poids Traiter l’obstruction nasale   Ronflement et Apnées du sommeil  Des signes plus inquiétants d’apnées du sommeil associés aux ronflements sont à rechercher : fatigue excessive malgré un repos, maux de tête le matin au réveil, nycturie, somnolence au volant, pauses respiratoires la nuit… Dans ce cas, l’apnée du sommeil est une véritable maladie et pas seulement une gêne nocturne. Pour la dépister, il faut faire un enregistrement du sommeil appelé Polygraphie Ventilatoire. Pour connaitre la cause du ronflement simple, il faut en parler à son médecin. Après un examen rapide de la bouche, du nez et de la corpulence, il faut faire une nasofibroscopie afin de rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Il s’agit d’un examen très court et non douloureux qui permet de regarder dans les voies aériennes supérieures (VAS) pour rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Si la cause est simple, tant mieux, un traitement pourra rapidement être mis en place. Parfois, le site obstructif du ronflement n’est pas évident chez le patient éveillé et il faut alors faire une endoscopie des voies aériennes supérieures en condition de sommeil (endoscopie du sommeil). Il s’agit d’un examen réalisé sous sédation très légère, au bloc opératoire, en condition de sommeil quasi naturel. Le sujet va se mettre à ronfler et le médecin regarde avec une très fine caméra ce qui se passe au niveau de ses voies aériennes supérieures : recul du voile du palais ? Recul de la base de langue ? En fonction du résultat de cet examen, plusieurs traitements sont possibles en fonction de chaque patient : Chirurgie du voile du palais  Orthèse d’avancée mandibulaire Perte de poids Le traitement du ronflement doit vraiment être personnalisé. Nathalie VINCENT-METIFIOT -  Chirurgie ORL, Oto-rhino-laryngologie  
Noël approche à grands pas et les enfants commencent à faire leur liste de cadeaux au Père Noël… De nombreux enfants vont demander des jeux électroniques type : tablettes, ordinateurs, smartphones… En effet les écrans sont partout et présents de plus en plus tôt dans l’environnement de nos enfants.  La culture numérique ne doit pas être décriée, mais il est important d’accompagner les parents et les enfants afin éviter les effets nocifs de l’utilisation abusive des écrans. Il convient donc de respecter certaines règles de prévention, notamment la règle des « 3-6-9-12 » de Monsieur Serge Tisseron et d’essayer de trouver des alternatives à certains cadeaux de Noël… Les tablettes Il est essentiel pour un enfant de moins de 3 ans d’interagir avec son environnement pour son développement personnel et l’acquisition des repères spatio-temporels (toucher, manipuler..). Dans cette tranche d’âge il est important de privilégier les livres et les jouets traditionnels. Les tablettes ne sont pas indispensables au développement de l’enfant, et il ne prendra aucun retard sur ses camarades s’il n’en possède pas.  Si l’enfant est extrêmement demandeur, il est toutefois possible de faire une initiation vers 2 ans ½ tout en l’accompagnant, en privilégiant les jeux interactifs en famille et en évitant de laisser l’enfant seul devant l’écran. Entre 3 et 6 ans, l’utilisation des tablettes doit être ludique et limitée, elle peut être intégrée dans les apprentissages mais ne doit pas être omniprésente dans l’environnement de l’enfant. Il est important de respecter quelques règles concernant l’utilisation des tablettes : sur des périodes courtes, jamais pendant le repas ou avant de dormir, accompagné d’un adulte, et utilisation de logiciel adapté. La télévision  Concernant la télévision, il n’existe pas de programme réellement adapté pour les enfants de moins de 3 ans. Des études ont montré que la télévision dans cette tranche d’âge pouvait nuire aux apprentissages. À partir de 3 ans un enfant peut regarder la télévision en respectant des règles claires sur la durée limitée et le respect des âges pour les programmes. Il est préférable de favoriser les programmes mettant en valeur l’entraide et la solidarité. Il faut par contre être vigilant et ne pas mettre un enfant devant la télévision au moment du journal télévisé (sources de confrontations et contenus inappropriés) et faire attention à l’exposition aux images publicitaires. Il est déconseillé de mettre la télévision dans la chambre d’un enfant, de même l’endormissement devant la télé est à éviter. Les jeux vidéos  Entre 3 et 6 ans l’enfant a besoin d’explorer son environnement (motricité, langage…). Les jeux vidéo ont un pouvoir très attractif, parfois aux détriments d’autres activités. Ils peuvent néanmoins être utilisés comme support occasionnel pour certains apprentissages. Entre 6 et 9 ans, l’utilisation des jeux vidéo doit être maîtrisée, dans un temps limité, et  adaptée à l’âge. Il vaut mieux privilégier les jeux de stratégies et cela de façon accompagnée. À partir de 9 ans il faut être vigilant aux jeux en réseau, sur leur contenu et les interactions avec les autres joueurs.  Au-delà de 12 ans les jeux en réseau peuvent permettre la découverte du travail en équipe et de la coopération. Les jeux vidéos ont un pouvoir attractifs important, il existe parfois une réelle dépendance, la chute des résultats scolaires peut être un signe d’alerte. Ordinateurs, internet  Internet expose aux risques de confrontations  de l’enfant à des images violentes, voire hyper-violentes. Il faut souligner l’importance d’accompagner l’enfant pour apprendre à se protéger et à protéger ses échanges.  Il faut éviter les réseaux sociaux chez les moins de 12 ans qui peuvent avoir des conséquences néfastes chez des enfants ayant une fragilité psychologique. Téléphone portable  Il faut là aussi fixer certaines règles d’utilisation, notamment le soir au coucher car ils peuvent engendrer de réels problèmes de sommeil.   En conclusion, la règle « 3-6-9-12 » permet de donner une ligne de conduite aux parents qui sont parfois démunis dans cette éducation aux écrans face à des enfants qui sont demandeurs et adeptes du plus en plus tôt : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu personnelle avant 6 ans, pas d’internet accompagné avant 9 ans pas d’internet seul avant 12 ans Il est nécessaire d'accompagner l’enfant, lui apprendre à s’auto-protéger et à s’auto-diriger,  maintenir une communication familiale et être vigilant sur le temps cumulé sur les écrans (tablettes, ordinateur, téléphone…). Ce que perçoit l’adulte, ne correspond pas forcément à ce que voit l’enfant. Encouragez l’enfant à regarder moins, mieux définir les programmes qu’il désire, apprendre à choisir. Il doit être un « spectateur actif ». Préservez des temps familiaux, ne mangez pas devant la télévision, prenez le temps pour jouer à des jeux de société en famille, lire des livres, faire des activités en extérieur. Les écrans sollicitent la curiosité et peuvent être des outils d’apprentissage, il existe par ailleurs une utilisation pédagogique à l’école. Il est donc indispensable de favoriser un usage intelligent des écrans dans cette période de révolution numérique. Les parents doivent également se remettre en question sur leur propre utilisation des ces technologies, afin de prendre un recul suffisant pour leur enfant. Dr Romina Costanzia Taulelle, pédiatre au Pôle Santé Saint Jean    Références : « Communiqué de presse de l’AFPA, septembre 2016 », « 3-6-9-12 » et au-delà, Serge Tisseron « pédiatrie ambulatoire », progrès en pédiatrie, DOIN, 2014
La broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO est une pathologie respiratoire peu connue du public, et pourtant elle touche plus de 3,5 millions de personnes en France et entraine au moins 18 000 décès par an. Cette maladie se situera au 5ème rang mondial des causes de décès en 2030. Son coût sur la société est considérable car elle entraine 130 000 à 150 000 hospitalisations en France par an.   Mais qu’est-ce que la BPCO ? C’est une inflammation chronique des bronches qui entraine une diminution du calibre de celle-ci et une hypersécrétion. Les symptômes les plus fréquents sont l’essoufflement (d’abord à l’effort puis au repos), les bronchites à répétition avec une toux et des crachats parfois purulents.   Quelles sont les causes ? Le principal coupable : le tabagisme. Alors que la population était plutôt masculine et âgée de plus de 40 ans, à cause du tabagisme grandissant chez la femme, l’écart diminue. D’ailleurs il n’y a pas d’égalité entre les 2 sexes : chez la femme, les symptômes sont plus handicapants, le déclin de la fonction respiratoire plus important et on note plus d’hospitalisations.   Comment soigner la BPCO ? Heureusement, une prise en charge précoce permet de ralentir la progresssion de la BPCO. Le sevrage tabagique est la base de la prise en charge : sans un arrêt de la cigarette, les traitements inhalés sont moins efficaces et l’état respiratoire se dégrade. L’arsenal thérapeutique est très varié : il existe plusieurs inhalateurs différents. Ces traitements ressemblent aux traitements de l’asthme, certains sont utilisés dans les 2 maladies : ils contiennent surtout des poudres qui vont dilater les bronches et parfois de la cortisone qui va diminuer l’inflammation bronchique. La poursuite d’une activité physique est très importante aussi. Parfois, lorsque le patient en a besoin, une réhabilitation respiratoire peut être proposée : il s’agit entre autre d’une prise en charge par les kinésithérapeutes sur tapis de marche ou vélo ergonomique. Cette maladie peut évoluer progressivement vers une insuffisance respiratoire, le médecin prescrit alors de l’oxygène au repos à la maison et à l’effort lorsqu’il sort.   Bien sûr ne jamais fumer ou ne jamais subir le tabagisme de l’entourage familial éviterait d’être atteint de BPCO. Donc si vous êtes plus essoufflés lors des efforts ou que vous faites souvent des bronchites  et que vous avez été exposés au tabagisme (directement ou passivement) : consulter votre médecin.   Dr Sabime Marco-Roucayrol, pneumologue, allergologue au Pôle Santé Saint Jean 

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