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Le compte à rebours a commencé ! Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas et sont souvent synonymes de repas copieux et riches. Vous êtes nombreux à vous demander comment vous allez gérer ces repas festifs et à être pris dans le dilemme : se faire plaisir ou se priver ? Pas de panique ! Allier plaisir et diététique pendant les repas de fêtes sans culpabiliser, c’est possible ! Voici quelques astuces… Astuce n°1 - Avant le repas : Mangez normalement au repas précédent de façon à ne pas arriver affamé(e) au repas festif et d’éviter de tomber dans le piège de l’apéritif qui contient souvent des boissons et des aliments salés, gras et très caloriques.   Astuce n°2 – L’apéritif : Si vous recevez, prévoyez des aliments peu caloriques comme des tomates cerise, des bâtonnets de crudités avec une sauce au fromage blanc agrémentée de ciboulette, des petites crevettes etc… et préférez-les aux biscuits salés et autres mets gras et caloriques. Si vous êtes invité(e), grignotez un fruit ou un laitage avant de vous rendre chez vos invités afin de réduire votre sensation de faim et éviter de vous précipiter sur les amuses bouches. Adaptez les quantités et pensez que ce n’est que le début du repas... Ne rassasiez pas votre faim dès l’apéritif. Concernant les boissons, évitez de boire les sodas dont la teneur en sucre est élevée et les alcools forts de type whisky, rhum, vodka etc… Vous pouvez vous faire plaisir avec une coupe de champagne ou un verre de vin que vous dégusterez par petites gorgées pour profiter de chacune d’elles et contentez-vous d’un seul verre… Pensez aussi aux eaux pétillantes.   Astuce n°3 – L’entrée : Préférez les fruits de mer, crustacés et poissons qui contiennent d’excellentes sources de protéines et sont peu caloriques par rapport au foie gras. Attention tout de même à ne pas abuser de mayonnaise ou de beurre qui accompagnent souvent les fruits de mer. Optez plutôt pour un jus de citron. Si toutefois vos goûts se portent davantage sur le foie gras, faites vous plaisir (c’est Noël !!) avec une tranche de foie gras sur un petit bout de pain et attention à la confiture de figue…. Mangez lentement et dégustez chaque bouchée !   Astuce n°4 - Le plat principal : Après l’apéritif et l’entrée, qu’en est-il de votre faim ? N’abusez pas des quantités et mangez selon votre appétit. Préférez les viandes maigres (gibiers et volailles sans peau) et les poissons et limitez l’apport de sauce composée de la matière grasse de cuisson (huile ou beurre) et du gras de la viande. Ne saucez pas votre assiette afin d’éliminer un apport calorique supplémentaire inutile. En accompagnement,  évitez les féculents de type pommes noisette et autres riches en matières grasses car frits au préalable. Et si possible, optez plutôt pour des légumes. Attention aussi à l’apport en pain…   Astuce n°5 - Le fromage : Attention, cette étape-là du repas apporte beaucoup de calories sous forme de lipides essentiellement : le fromage, riche en matières grasses, est souvent accompagné d’une salade verte assaisonnée d’une vinaigrette et d’un morceau de pain (glucides). Si vous arrivez à vous en passer, attendez patiemment le dessert. Si vous êtes « fan » de fromage, choisissez un seul type de fromage sur le plateau, respectez les recommandations journalières  (une portion de fromage de 30g/jour) et accompagnez-le d’un petit morceau de pain ou pas…   Astuce n° 6 – Le dessert : La bonne nouvelle est qu’il ne faut pas se priver de dessert ! C’est un moment très attendu, il ne faut ni le sacrifier ni se faire remarquer en le refusant ! Préférez la buche glacée à la bûche crème au beurre beaucoup plus calorique et là encore contentez-vous d’une portion ! Et pourquoi pas, finir son repas avec un petit chocolat….   Astuce n°7 – L’alcool au cours du repas : Prévoyez 2 verres : un verre à eau et un verre à vin. Privilégiez davantage l’eau et contentez vous d’un verre de vin que vous dégusterez tout au long du repas. Et pour préserver votre estomac, évitez les mélanges des boissons alcoolisées. Gardez la même tonalité : vin, champagne… Maîtrisez votre consommation d’alcool : 1 verre à l’apéritif et 1 verre au repas suffisent…   Astuce n°8 – Les lendemains de fête : Il ne faut surtout pas se peser ! Vous n’aurez pas forcément très faim le lendemain : mangez en écoutant votre organisme et en évaluant sa sensation de faim. Adaptez votre repas en fonction : réduisez les quantités sans négliger les aliments indispensables et évitez les matières grasses cuites, les aliments trop sucrés et l’alcool mais ne tombez pas dans l’extrême en appliquant une cure détox (tisanes, bouillons etc) qui n’aura qu’un effet diurétique ou un jeûne. L’organisme se charge naturellement d’éliminer les excès sans passer par cette phase de privation. Il est également conseillé de pratiquer une activité physique pour éliminer et si vous n’êtes pas très sportif, optez pour une marche, votre organisme vous en sera reconnaissant !   Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et n’oubliez pas de vous faire plaisir sans culpabiliser !!   Stéphanie Nucéra - Diététicienne au Pôle Santé Saint Jean   
FLOWER POWER Beaucoup d’entre nous ont déjà ressenti ce trop plein de « chimique » dans le quotidien qu’il s’agisse de nutrition ou de thérapie par exemple, sans forcément savoir comment s’en défaire. Les femmes enceintes et les bébés sont des populations de patients qui font l’objet de précautions sérieuses en matière de santé, car certaines substances chimiques sont connues pour altérer dangereusement le bon déroulement d’une grossesse, d’un allaitement ou de la croissance d’un enfant. Ainsi, le système de soin conventionnel leur contre-indique et déconseille de nombreux traitements médicamenteux. Voilà pourquoi les futures et jeunes mamans sont des pionnières en matière de recherche de solutions naturelles pour guérir les maux de tous les jours. Elles sont devenues les ambassadrices des médecines non conventionnelles, parmi lesquelles une approche révèle à tout un chacun comment la nature qui nous entoure peut nous aider à nous sentir mieux : la naturopathie. Lucy COURBIER, praticienne de santé en naturopathie agréée, exerçant à Antibes et à Sophia-Antipolis, nous en dit plus sur cette approche peu connue en France.   J.I : Qu'est ce que la naturopathie ? L.C :  La naturopathie permet de déployer son plein potentiel de santé par des méthodes naturelles et préventives. Guidés par le naturopathe et par un accompagnement sur mesure, petits et grands apprendrons peu à peu à optimiser leur capital bien-être de façon très individualisée : alimentation vivante, étirements et mouvement, souffle, sommeil, détente corps/mental, éléments naturels (aliments, super-aliments, compléments alimentaires, plantes, huiles, fleurs de Bach, argiles, eaux, bains, lavements, lumière naturelle, air pur…). Les pratiques de détente incluent l'auto-massage, la relaxation guidée, la respiration guidée, la pleine conscience, la gestion des émotions et du mental par le lâcher-prise, le centrage, la pensée positive.... En complément, certains naturopathes proposent la pratique du massage et de la réflexologie. J'ai fait le choix de ne pas intégrer ces outils à mon activité ; je pratique personnellement et favorise largement la pratique du qi gong en parallèle, pour les réponses thérapeutiques que cet art énergétique nous apporte (harmonisation du corps, du souffle, du mouvement, de la circulation énergétique, et du mental). Dans sa philosophie et son éthique, la naturopathie se fonde sur 5 grands principes : la vitalité de la personne au moment de la consultation et sa capacité à puiser dans ses propres ressources pour se régénérer (principe vitaliste), la recherche de la cause profonde d'un dysfonctionnement (principe causaliste), la prise en compte de la personne dans son ensemble (physique, mental, émotions, énergie...) (principe holistique), l'emploi de techniques et pratiques naturelles pour l'hygiène de vie (principe hygiéniste), et l'étude des liens de cause à effet et des vases communicants entre les systèmes du corps et du mental (principe humoriste d'Hippocrate). Je précise que l'accompagnement proposé en naturopathie ne remplace pas les recommandations d'un médecin, son diagnostic, ou les traitements médicaux d'une personne. Le naturopathe n'est pas un médecin, et n'est ni compétent ni habilité à poser un diagnostic. Il n'interfère pas dans les traitements médicaux en cours. J.I : A qui cette approche est elle destinée ? L.C : En consultation privée, la naturopathie s'adresse aux adultes et aux enfants de tout âge qui souhaitent améliorer leur hygiène de vie de façon préventive, au fil des saisons. Du nourrisson au bel âge, en passant par les principales étapes de vie : périnatalité, croissance, puberté, fertilité, grossesse, ménopause, andropause, avancée dans l'âge... Les demandes des personnes sont très diverses : une alimentation saine, plus de vitalité, un sommeil serein, un meilleur moral, un mental plus posé, un poids stable, une digestion légère, un souffle fluide, une immunité renforcée, un accompagnement d'une phase de vie donnée, un soulagement de petits troubles chroniques sans gravité.... Pour répondre à ces demandes, le naturopathe fixe une stratégie cohérente et une direction générale qui orientent le choix des méthodes employées pour son accompagnement : revitaliser, détoxiner, détendre, énergiser, régénérer, renforcer le terrain, ralentir le vieillissement prématuré... La naturopathie s'adresse aussi au grand public et aux entreprises, car la discipline est très en vogue aujourd'hui. Dans ma pratique, j'ai choisi d'animer des conférences et ateliers sur des thématiques bien-être pour des groupes de particuliers dans des cadres divers (demandes privées, restaurants, herboristeries, clubs de sport, entreprises, associations...). J'interviens aussi en entreprise pour des accompagnements individuels ou des formations auprès de groupes sur la qualité de vie au travail. J.I : Comment trouver un naturopathe de confiance ? Quelle est la formation ? L.C : La FENAHMAN (www.fenahman.eu/) (Fédération Française de Naturopathie) est une valeur sure pour trouver un naturopathe qualifié en France. Elle regroupe plusieurs écoles qui délivrent un enseignement de qualité et qui se partagent le tronc commun d'enseignement et l'évaluation finale du cursus. Je suis diplômée du CENATHO Paris (http://www.cenatho.fr) (Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique, sous la responsabilité pédagogique de Daniel Kieffer). Le CENATHO propose une formation rigoureuse en 4 ans qui répond à la charte éthique commune des établissements FENAHMAN. L'établissement jouit d'une très bonne renommée en France et à l'étranger, mais de façon plus large toutes les établissements FENAHMAN sont sérieux et valables. Ils sont tous rattachées à l’OMNES (www.naturopathe.net) (association professionnelle de naturopathes en France). Malgré ces références, la meilleure façon de trouver un naturopathe reste le bouche à oreille, en vous fiant à l'expérience et au vécu des personnes de votre entourage que vous appréciez et en qui vous avez confiance. L'approche naturopathique étant très humaine, il convient surtout de trouver un naturopathe avec qui vous « accrochez ». J.I : Comment se passe un suivi ? L.C : Pour ma part, la première visite se déroule sur 2 heures : la première heure je réalise un bilan de vitalité pour cerner le terrain de la personne, ses prédispositions en termes d'hygiène de vie, ses antécédents éventuels, son profil physiologique et psychologique... Ce bilan permet d'évaluer la vitalité de la personne, et de faire des ponts entre le fonctionnement de ses systèmes corporels et de son mental afin de choisir la stratégie d'ensemble la plus adaptée. Éclairée par ce bilan, je me focalise sur la demande de la personne au cours de la deuxième heure, afin de lui apporter des solutions préliminaires à un suivi plus détaillé. Le suivi n'est pas obligatoire, mais il est cohérent si on se place dans une optique de changement progressif des habitudes de vie à court, moyen ou long terme. Car tout changement prend du temps s'il veut s'inscrire dans la durée. Les suivis durent 50 minutes, et le nombre de séances dépend entièrement des besoins de la personne, de sa motivation, de ses possibilités financières, logistiques... Il peut être hebdomadaire, mensuel, bimensuel, saisonnier, ou plus espacé encore. Tout dépend de l'individu. Le temps passé dans les consultations est nécessaire pour créer un climat de confiance et un lien avec la personne, et pour glaner toutes les informations essentielles au bon déroulement du suivi. Ce temps permet d'expliquer en détail les relations de cause à effet liées aux habitudes de vie de cette personne : car le naturopathe est un praticien mais c'est avant tout un éducateur de santé naturelle. Sa mission est de fournir les clés nécessaires à une prise de conscience du consultant. En offrant une écoute attentionnée et un échange ouvert, transparent, bienveillant et humain. En misant davantage sur la qualité que la quantité, dans un respect de l'individualité de chacun. En réservant un temps et un espace dédiés à la personne, un accueil et un encadrement qui l'engagent à se responsabiliser vis-à-vis d'elle même et lui permettent de dépasser ses blocages et ses a priori. Le vrai changement vient de chacun d'entre nous. C'est en comprenant les mécanismes profonds de leur hygiène de vie que les personnes initient le vrai changement en elles, profond et durable. Leurs habitudes prennent sens et s'ancrent dans un quotidien qui ne nécessite aucun effort, car il est cohérent avec qui elles sont. Merci beaucoup Lucy COURBIER pour ses explications et ses nouvelles pistes bien-être tout en douceur que nos lecteurs pourront choisir d’explorer en solo ou en famille.  Plus d’information sur www.mynaturel.fr   FLOWER POWER Many of us have already felt over-filled with "chemicals" in our daily lives, for example in our nutritional diets or in the therapies we undergo, without necessarily knowing how to discard this excess. Pregnant women and babies are two populations that are subject to serious precautions health-wise, because some chemicals are known to dangerously alter the safe progress of pregnancy, breastfeeding or child-growth. Thus, the conventional care system recommends they don't use too many drug treatments. That's why future and young mothers are pioneers with regards to research for natural solutions to cure everyday ailments. They have become ambassadors for unconventional medicine, including one approach that testifies how nature around us can help us feel better : naturopathy. Lucy COURBIER, a licensed naturopathic health practitioner, practising in Antibes and Sophia-Antipolis, tells us more about this little-known approach in France. J.I : What is Naturopathy ? L.C : Naturopathy helps us deploy our full health potential through natural and preventative methods. Guided by the naturopath and a tailored support program, adults and children will gradually learn how to maximise their well-being in a very individualised way : living foods, stretching and movement, deep breathing, sleep, body/mind relaxation, natural elements (foods, superfoods, dietary supplements, plants, oils, Bach flowers, clays, water, baths, enemas, natural light, fresh air ...). Relaxation techniques include self-massage, guided relaxation, guided deep breathing, mindfulness, managing emotions and thoughts by letting go, centering oneself, positive thinking.... In addition, some naturopaths include the practice of massage and reflexology. I made the choice not to integrate these tools to my occupation ; I personally practice and greatly favour the practice of qi gong in parallel of naturopathy for the therapeutic responses this energetic art brings us (harmonisation of the body, breath, movement, energetic circulation, and mind). In its' philosophy and ethics, naturopathy is based on five key principles : the vitality of the person at the time of the consultation and their ability to draw on their own resources to regenerate (vitalism principle), the search for the root cause of a malfunction (causalism principle), the consideration of the person as a whole (physical, mental, emotional, energy...) (holism principle), the use of natural techniques and practices for a healthy lifestyle (hygienism principle), and the study of cause & effect links and interconnections between body and mind systems (Hippocratic humorism principle). Naturopathy does not replace the recommendations of a medical doctor, his diagnosis or the medical treatments that a person is undergoing. The naturopath is not a doctor and is neither competent nor qualified to make a diagnosis. He/she does not interfere in ongoing medical treatments. J.I : Who is this approach for? L.C. : In private consultations, naturopathy speaks to adults and children of all ages who wish to improve their lifestyle preventatively, in coherence with the seasons. From infants to the elderly, and through each of the main stages of life : perinatal, child-growth, puberty, fertility, pregnancy, menopause, andropause, natural ageing... Requests from individuals are very diverse : healthier eating habits, heightened vitality, more serene sleep, better morale, quieter mind, weight stability and control, optimal digestion, smooth breathing patterns, stronger immunity, support for a given life phase, relief for minor chronic disorders without gravity .... To meet these demands, the naturopath sets a coherent strategy and general direction that guides the choice of methods used for the support program : rejuvenating, detoxifying, relaxing, energising, rejuvenating, strengthening the biological terrain, delaying premature ageing … Naturopathy also raises the interest of the general public and business corporations, as it has become very fashionable today. As part of my activities, I have chosen to host conferences and workshops on wellness topics for groups of individuals in various settings (private requests, restaurants, herbal shops, sports clubs, companies, associations ...). I also work in business settings to provide individual lifestyle coaching or group training on managing quality of life at work. J.I : How do we find a trustworthy naturopath and what training is required to become one ? L.C : The FENAHMAN (www.fenahman.eu/) (French Federation of Naturopathy) is a safe and reliable choice to find a qualified naturopath in France. It brings together several schools that deliver quality education and share a core educational program as well as the final curriculum evaluation. I graduated from CENATHO Paris (http://www.cenatho.fr) (European College of Traditional and Holistic Naturopathy, with Daniel Kieffer as director of studies). The CENATHO offers rigorous training over a period of 4 years and complies with the common ethical charter shared by all FENAHMAN establishments. The school has earned a very good reputation in France and abroad, but generally speaking all FENAHMAN schools are serious and valuable choices. They are all linked to the OMNES (www.naturopathe.net) (professional association of naturopaths in France). In spite of these references, the best way to find a naturopath is by word of mouth, by relying on the experiences of people around you whom you appreciate and trust. The naturopathy approach is very human, so it is essential that you find a naturopath with whom you « click ». J.I : Could you describe what happens during a consultation and follow-up ? LC : In my practise, the first consultation takes 2 hours : during the first hour I run a vitality assessment to identify the biological terrain of the person, their predispositions in terms of lifestyle hygiene, their medical history and physiological and psychological profile... The assessment helps evaluate the vitality of the person, and find connections between the way their body and mind systems work, in order to choose an overall strategy that is best suited for them. With the information gathered during the assessment, I then focus on the person's request during the second hour, offering preliminary solutions that will set the stage for a more detailed follow-up. The follow-up isn't mandatory, but it is coherent if we consider that lifestyle habit changes will be progressive over the short, medium or long term. Any change takes time if we intend it to last. Follow-up sessions are 50 minutes each, and the number of sessions depends entirely on the person's needs, motivation, and financial or logistical abilities... They can be weekly, monthly, bi-monthly, seasonal, or more spaced out. It all depends on the individual. The time spent in consultations is essential to create a climate of trust and a relationship with the person, and to glean all the information necessary for the smooth unfolding of the follow-up. This precious time enables me to give detailed explanations about the cause & effect links related to the person's lifestyle habits : the naturopath is a practitioner, but first and foremost he/she is an educator in natural health. His mission is to provide a person with the necessary keys so they can raise their awareness. By offering attentive listening and open, transparent, compassionate and human exchanges. By focusing more on quality than quantity, while respecting each person's individuality. By offering time and space entirely dedicated to the person, a welcoming environment and framework that engage them in taking responsibility for themselves and enable them to go beyond their preset opinions. Real change comes from within each and everyone of us. By understanding the underlying mechanisms of their own lifestyle, people initiate real change, that is profound and durable. Their habits become meaningful and anchored in a healthy lifestyle that requires no effort because it is consistent with who they are. Thank you so much Lucy COURBIER for your explanations filled with sweetness, and for the new avenues our readers can choose to explore on their own or with their families. More information on www.mynaturel.fr  
Le shiatsu, ça vous parle ? Non, ça ne ressemble pas à une boulette de riz surmontée d’un morceau de poisson cru et ça n’a rien à voir non plus avec une race de chien asiatique… Quand j’en ai parlé pour la première fois à certains praticiens avec qui je collabore en tant qu’infirmier anesthésiste, leur réponse fut la suivante : « Shiatsu ?... Mais il existe des médicaments pour ça jeune homme, si vous avez des troubles digestifs… ». Aussi, j’ai rapidement compris qu’il fallait d’abord faire mieux connaître cette discipline avant de pouvoir l’associer à l’approche médicale occidentale. Ainsi le shiatsu, technique manuelle de soin originaire du Japon, signifie littéralement « pression des doigts ». Elle est basée, comme l’acupuncture, sur les principes de la médecine chinoise traditionnelle (vieille de 3000 ans !) et consiste en un enchaînement de pressions rythmées exercées avec les mains, les doigts, les coudes ou les pieds, ainsi que des étirements et des mobilisations articulaires. Son objectif ? Assurer la libre circulation de l’énergie vitale (« Ki » en V.O.) qui jalonne le corps via des canaux appelés « keraku » (les méridiens) sur lesquels on agit en des points bien précis, les « Tsubo ». C’est un soin qui se pratique sur personne habillée, sans parole ni musique, dans la plus pure tradition nippone ! Une séance se déroule idéalement au sol sur un futon (matelas traditionnel), afin de favoriser le transfert de poids du praticien (appelé « shiatsu-shi ») vers la personne qui reçoit le soin sans utiliser sa force. Cette personne pourra être allongée sur le dos, le ventre ou assise selon les moments. A noter que le shiatsu peut également se pratiquer sur chaise adaptée, selon la contrainte de temps allouée au soin (séance alors plus brève). En pratique, les indications les plus courantes du shiatsu seront la gestion du stress, de l’anxiété, les douleurs aiguës ou chroniques (dorsalgies, douleurs articulaires), l’apaisement de symptômes comme les troubles digestifs, les troubles du sommeil, l’aide au sevrage dans les conduites addictives (tabagisme, troubles alimentaires), la baisse des effets secondaires de certains traitements (chimiothérapie), etc… La formation nécessaire au shiatsu-shi ? Toute personne qui prétend au titre de « spécialiste en shiatsu » délivré par le Syndicat des Professionnels de Shiatsu (S.P.S.) depuis 2015 (inscrit au registre des certifications professionnelles sous le code 330) doit suivre une formation de 514 heures réparties sur 4 ans et soumise à validation annuelle puis à un examen final théorique et pratique. Toutefois, à l’issue de la première année de formation, l’étudiant est habilité à pratiquer un shiatsu de relaxation (dit « shiatsu familial » au Japon), plus centré sur l’approche détente et bien-être du soin. En définitive, il faut être très clair sur le fait que le shiatsu n’a pas vocation à se substituer à la médecine allopathique classique, mais il constitue un allier intéressant qui fait de lui une approche complémentaire dans l’arsenal des moyens dont on dispose aujourd’hui pour prendre soin de l’Autre… Mikaël, infirmier anesthésiste au bloc de la Polyclinique Saint Jean - 06.64.79.65.60
J'adoooore les sushis ! Oui, mais est-ce très calorique ?  Le mot sushi vient de su "vinaigre", et shi "riz". Les sushis sont fabriqués majoritairement à base de riz japonais, de poisson cru et de vinaigre de riz mais aussi d’algues, de sel et de sucre. A cela, on ajoute pour l’assaisonnement le plus souvent de la sauce soja et/ou du wasabi. Analysons la valeur nutritionnelle de chacun de ces aliments :   Aliments  Valeurs nutritionnelles pour 100g d’aliment Analyse nutritionnelle Riz cuit 150 kcal Source de glucides complexes (=féculents) : apport d’énergie pour tout travail physique et intellectuel. Poisson    cru      - Saumon  - Thon  - Crevette  - Surimi 180 kcal  135 kcal  100 kcal  100 kca Source de protéines de haute qualité nutritionnelle qui permettent le renouvellement du tissu musculaire ; Source d’omégas 3, bons pour le fonctionnement du système cardio-vasculaire.   Vinaigre de riz  30 kcal Assaisonnement composé de sel et de sucre. Algues : Feuille de nori    35 kcal   Source de protéines végétales ; Richesse en fibres, vitamines et minéraux.   Sauce soja 45 kcal Attention teneur en sodium très élevée : 6260 mg soit 15.65g de sel !!! Contient également 6g de sucre/100 ml Wasabi 110 kcal Condiment japonais obtenu à partir de la racine de la plante wasabi transformée en pâte verte. C’est l’équivalent de notre moutarde occidentale. Une petite quantité suffit. Source de fibres, antioxydants, minéraux et vitamines.   En fonction des sushi, on peut retrouver différents ingrédients comme l’avocat, le concombre, le fromage à tartiner, mais aussi de l’huile de tournesol, de la mayonnaise, des oignons frits et des additifs… L’apport calorique d’un sushi va donc dépendre de plusieurs paramètres : ingrédients présents,  taille du sushi et poisson utilisé (le saumon et le thon sont plus riches que la crevette ou le surimi par exemple). En moyenne, il faut compter environ 50 kcal pour un sushi soit 300 kcal pour 6 sushis. Mais attention car le plus souvent, les restaurants japonais en vogue proposent des menus à volonté et une assiette est composée de 24 sushis soit 1200 kcal par plat. Et si vous en redemandez, il faut alors compter 2400 kcal, ce qui représente quasiment la totalité des besoins énergétiques quotidiens d’un individu bien-portant (Besoins nutritionnels moyens quotidiens pour la femme 2180 kcal et pour l’homme 2730 kcal). D’un point de vue nutritionnel, les sushis ont une densité nutritionnelle intéressante de par leur apport en féculents, en protéines d’origine animale et en oméga 3 mais attention leur teneur en sucre et en sel est non négligeable, surtout si vous les aimez assaisonnés de sauce soja. Afin de les intégrer dans le cadre d’une alimentation équilibrée, il conviendra donc de ne pas être trop gourmand en maîtrisant la quantité des sushis ingérés et de les accompagner d’une portion de légume, puis d’un produit laitier et d’un fruit frais. Bon appétit ! 
Ce mois-ci, le sevrage tabagique est mis à l’honneur : pourquoi ? Parce que le tabac tue, il entraine jusqu’à 73 000 décès par an en France (1ère cause de décès évitable), et qu’en parler est déjà un pas vers l’arrêt. Le plus toxique dans une cigarette n’est pas la nicotine qui est responsable de l’addiction, mais la combustion avec l’inhalation de monoxyde de carbone, de goudrons, ainsi que les nitrosamines et certains métaux lourds (cadmium, polonium 210, mercure, plomb). La feuille de tabac n’est pas facile à cultiver et nécessite après séchage un traitement particulier : c’est pourquoi, on y trouve des insecticides, des fertilisants, des solvants et des détergents. Et je ne vous parlerai pas des agents de texture, des agents de sapidité et des conservateurs … Fumer n’est pas avoir un comportement écologique !  Les risques liés au tabac sont multiples.  Tout d’abord, de part l’inhalation de la fumée, les conséquences sont ORL (dysplasie, cancer, rhinite chronique, inflammation des cordes vocales, perte du goût et de l’odorat) mais aussi broncho-pulmonaires (cancer bronchique, broncho-pneumopathie chronique obstructive, emphysème pulmonaire, insuffisance respiratoire).  Ensuite, fumer augmente le risque de pathologies cardiovasculaires : l’infarctus du myocarde, mais aussi l’hypertension artérielle, l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, les accidents vasculaires cérébraux. Les mécanismes sont multiples : atteinte de la vasomotricité des artères avec spasme, augmentation de la viscosité sanguine et de l’agrégation plaquettaire mais aussi augmentation de l’inflammation avec déstabilisation des plaques d’athérome.  Enfin tous les organes sont touchés : l’appareil digestif (cancer de l’œsophage, gastrite, cancer de l’estomac, cancer du pancréas …) l’appareil urinaire (cancer du rein, cancer de la vessie), la peau et les phanères (ongles cassants, cheveux ternes), la vision (DMLA)… le risque de stérilité est plus important chez les fumeurs. Et encore, la liste n’est pas exhaustive.  En tout cas, le fumeur sait que la cigarette n’est pas bonne pour sa santé, et malgré tout, il ne peut s’empêcher d’en griller une, parce que la nicotine entraîne une addiction qui est bien plus importante que le cannabis et d’autres drogues. Arrêter de fumer : ce n’est pas facile.  Alors comment faire pour arrêter ?  Tout d’abord, il faut être motivé et souvent il faut un petit coup de pouce : se faire « coacher » et trouver une substitution qui permettra à court, moyen ou long terme un sevrage tabagique complet. La thérapie cognitivo-comportementale permet de donner au patient les outils pour se sevrer et ne pas rechuter : l’addiction entraine une dépendance psychique et comportementale qui persiste des dizaines d’années après l’arrêt. Le tabacologue va ainsi informer, conseiller, écouter et orienter le patient. Il peut aussi lui prescrire des substituts nicotiniques en les associant si nécessaire (patchs, comprimés à sucer, gommes, inhaleurs), substituts qui sont remboursés sur ordonnance à hauteur de 150 euros/an/patient depuis le 1er novembre 2016. Il ne faut pas oublier que la cigarette électronique peut être une alternative à une aide au sevrage en diminuant progressivement la concentration en nicotine des cartouches (16-18 ng/mL à 6-8 ng/mL).  Enfin la prévention a pris de plus en plus d’ampleur ces dernières années avec l’interdiction de fumer dans certains lieux collectifs mais aussi avec l’obligation pour les cigarettiers de se confronter au conditionnement neutre à partir de janvier 2017.  Au final, beaucoup de progrès ont été faits, en particulier pour le tabagisme passif mais il est évident que nos patients vont subir encore pendant de nombreuses années les conséquences de cette industrie.   Docteur Sabine Marco Roucayrol, onco-pneumologue au Pôle Santé Saint Jean 

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