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Qu’est-ce que la varicelle ?    La varicelle est la maladie éruptive la plus contagieuse. 90% des cas surviennent entre 1 et 14 ans avec un pic entre 5 et 9 ans. La varicelle représente la primo-infection, le virus (VZV) reste ensuite latent dans l’organisme. Une réactivation par la suite peut entraîner un Zona. Habituellement, c’est une maladie bénigne de l’enfant. Il peut exister des formes graves chez les immunodéprimés.    Comment se transmet-elle ?    Par contamination interhumaine directement par voies respiratoires ou par contact de lésions cutanées de varicelle ou de zona. Une personne ayant la varicelle, est contagieuse 2 à 3 jours avant l’apparition des boutons et jusqu’à 6 jours après l’apparition des dernières vésicules.   Quels sont les symptômes ?    L’incubation est silencieuse et dure environ 14 jours. Il peut exister des signes reconnaissables avant l’apparition de l’éruption comme une fièvre, une sensation de malaise.  L’éruption débute par de petites taches rouges appelées « macules » qui se recouvrent d’une vésicule donnant un aspect typique « en goutte de rosée ». Le nombre de vésicules est souvent élevé. L’éruption débute au niveau de la tête puis du tronc et s’étend progressivement en poussées successives. Il peut également y avoir des lésions muqueuses. La complication la plus fréquente chez l’enfant est la surinfection bactérienne. De façons plus rares, peuvent survenir des complications neurologiques, pulmonaires, hépatiques (etc...) chez des personnes ayant un terrain immunodéprimé.    Quel traitement en cas d’infection ?  Nous préconisons des mesures simples :  Éviction scolaire souhaitable,  Soins locaux pour éviter les surinfections bactériennes, éviter les crèmes, talcs ou gels sur les lésions afin d’éviter les phénomènes de macérations.  Les ongles doivent être coupés courts et être propres.  Un traitement par antihistaminique à partir d’ 1 an peut être prescrit en cas de démangeaison intense.  Il n’y a pas de traitement antiviral systématique chez l’enfant en bonne santé. Les antibiotiques ne seront prescrits qu’en cas de diagnostique de surinfection bactérienne. Il est primordial de ne pas donner d’anti-inflammatoire, d’aspirine afin d’éviter la survenue de complications graves.  Une vaccination anti-varicelle existe, mais n’est pas recommandée en pratique courante. Le vaccin peut être proposé aux adolescents ou jeunes adultes n’ayant jamais eu la varicelle afin d’éviter des complications plus fréquentes à l’âge adulte.    Docteur Romina Costanzia Taulelle, pédiatre.
Le 22 juin 2018 est la Journée Nationale de Réflexion sur le don d’organes. À cette occasion, Irène ALLIONE, Présidente de FRANCE ADOT 06 répond aux questions que l'on se pose concernant le don d'organes :    Quel est le rôle de votre association ? FRANCE ADOT est la Fédération des Associations pour le Don d' Organes et de Tissus humains. Elle a pour mission d'informer et de sensibiliser le plus grand nombre à l'importance du don d’organes, de tissus humains et de moelle osseuse, dans le respect des valeurs éthiques.   Pourquoi est-ce important de donner ses organes ? Le don d’organes grâce à la greffe permet de sauver des vies. Les chiffres de 2017 (source ABM) parlent d’eux même : 23 828 personnes ont eu besoin d’une greffe et seulement 6 105 greffes d’organes ont été réalisées. Une personne par jour décède faute de greffon.   Quelles sont les conditions pour être donneur ? Il n’y a pas de conditions particulières pour être donneur d’organes, comme pour le don de moelle osseuse. Nous sommes tous des donneurs potentiels mais il faut décéder de mort encéphalique, c'est à dire de mort irréversible du cerveau, qui est un état rare (moins de 1% des décès).   Que dois-je faire si je souhaite être donneur ?  Aujourd’hui, la loi fait de chacun un donneur d’organes présumé. Tout le monde n’en a pas pris conscience, pourtant chacun est concerné. Il n’y a donc pas d’inscription sur un registre pour être donneur. Seul le Registre National des Refus consulté par le corps médical avant tout prélèvement, est légal. Mais il est important de prendre position de son vivant et d’en parler avec ses proches. La carte d’Ambassadeur a une valeur symbolique forte concernant votre position.   Est-ce qu’il y a un âge limite pour donner ses organes ?  Il n’y a pas de limite d’âge établie. Seul « l’âge » des organes, c’est-à-dire leur bon état, est pris en compte par le corps médical lors du prélèvement. Un tissu comme la cornée peut être prélevé post-mortem sur un donneur de 100 ans !   Le don d’organes est-il anonyme ?  L’anonymat est un principe éthique inscrit dans la loi. L’identité du donneur décédé n’est pas communiquée au receveur et réciproquement. Cependant, la famille peut être informée des prélèvements effectués et le receveur a la possibilité d’adresser un courrier anonyme par l’intermédiaire du service de coordination hospitalière.   Pour en savoir, plus rendez-vous sur https://www.france-adot.org
L’année 2018 est marquée par un évènement important : l’obligation vaccinale. Essayons d’éclaircir la situation en apportant des réponses à un certain nombre de vos questions. Le vaccin, à quoi ça sert ? Dans un premier temps il est utile de rappeler le fonctionnement des vaccins : la vaccination permet de protéger les individus à la fois de manière individuelle et collective (immunité de groupe) contre certaines maladies infectieuses potentiellement graves. L’immunité de groupe : la vaccination protège de façon indirecte les personnes les plus fragiles pour lesquelles certains vaccins (notamment vivants) ne peuvent être administrés. La vaccination consiste en l’injection d’un fragment de microbe tué ou atténué permettant à l’organisme de développer des défenses immunitaires contre une maladie ciblée sans être malade. Ainsi lors d’un contact ultérieur avec cette même maladie, la personne sera protégée car son organisme pourra fabriquer des anticorps spécifiques contre cette maladie. Les nouveautés 2018 La seule chose qui a changé pour la vaccination en 2018 est le mot « OBLIGATOIRE ». Jusqu’à présent 3 vaccins étaient obligatoires (Dipthérie, Tétanos, Poliomyélite) et 8 fortement recommandés (Haemophilus influenzae b, Coqueluche, Hépatite b, Rougeole, Oreillon,  Rubéole et Méningocoque C). 70 à 90% des enfants étaient déjà vaccinés. L’aluminium, sans danger ? Concernant l’aluminium : c’est un adjuvant présent dans les vaccins sauf dans le ROR (Rougeole, Oreillon, Rubéole). Il permet la stimulation et le renforcement du système immunitaire. Il faut savoir que l’aluminium est présent partout dans notre quotidien, y compris dans l’alimentation (même bio), dans l’eau, ... Les adjuvants à base d’aluminium sont utilisés depuis 1926 et le profil de sécurité en est bien établi. De nombreux rapports scientifiques ont conclu que les données disponibles ne remettent pas en cause la sécurité des vaccins Concernant l’hépatite B Beaucoup de personnes ne comprennent pas l’intérêt de vacciner les jeunes enfants contre cette maladie. Il faut savoir que l’hépatite B est une maladie extrêmement grave et fréquente qui fait environ 1300 morts en France par an et qui touche essentiellement les adolescents et les adultes jeunes. Une des complications les plus graves de cette maladie est le cancer du foie.  Cette maladie peut être évitée par la vaccination. La vaccination d’un nourrisson permet d’apporter une protection très longue (le vaccin est très efficace à cet âge et les rappels ultérieurs sont en général inutiles), de diminuer le nombre de piqures car le vaccin est compris dans l’Hexavalent (qui protège également contre la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite, la Coqueluche et l’Haemophilus influenzae b), d’assurer une meilleure couverture vaccinale. La vaccination chez le nourrisson Certains parents pensent que les vaccinations sont trop nombreuses pour un nourrisson. Il faut savoir que les antigènes introduits dans les vaccins représentent une faible stimulation du système immunitaire comparée à celles provoquées par tous les antigènes du quotidien. De plus, le nourrisson est incapable de fabriquer une certaine catégorie d’anticorps (anti-polysaccharidique) avant 2 ans, c’est pourquoi les méningites à pneumocoques et à haemophilus touchent les très jeunes enfants. Il est vrai que l’allaitement confère une immunité, mais celle-ci est passive et non spécifique de maladie. Toutes les catégories d’anticorps ne passent pas dans le lait maternel, c’est pour cela qu’il est important de vacciner un bébé même s’il est alimenté de façon exclusive au sein. Des effets secondaires ? Il existe des effets secondaires aux vaccins (fièvre, œdème, rougeur, douleur au point d’injection …, mais il faut regarder la balance bénéfice-risque pour laquelle le vaccin est la meilleure thérapeutique. Les cas d’allergies  aux vaccins sont très rares. En résumé Il y a l'obligation de vacciner contre 11 maladies qui se regroupent dans 4 vaccins : Le vaccin Hexavalent qui protège contre la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite, l’Haemophilus influenzae typeb, la Coqueluche et l’HépatiteB Le vaccin contre le Pneumocoque Le vaccin contre la Méningite du groupe C Le ROR qui protège contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéoles. La seule chose qui a été rajoutée dans le calendrier vaccinal est la primo-vaccination contre le Méningocoque C  à 5 mois au lieu de 12 mois car il a été montré que de très jeune nourrisson étaient exposés à ce risque de méningite. Référence : « guide santé : la vaccination question-réponse »AFPA, mpedia.fr « le pédiatre, cahier FMC N°281 et 282 » Dr Romina COSTANZIA TAULELLE, Pédiatre au Pôle Santé Saint Jean 
Qu’est qu’une varice ? Les varices sont des dilatations des veines superficielles des membres inférieurs qui deviennent ainsi tortueuses et visibles sous la peau. Elles sont secondaires à l’insuffisance veineuse superficielle. Les varices sont dues le plus souvent à une altération de la structure de la paroi veineuse entrainant une dilatation de la veine. Elles peuvent poser des problèmes esthétiques mais aussi être la cause de symptômes divers, voire de complications graves. Il s’agit d’un problème majeur de santé publique et de médecine puisqu’elles touchent une grande partie de la population.   Qui est concerné ? Les varices touchent plus souvent les femmes (36% versus 14% des hommes). Leur fréquence augmente avec l’âge, le nombre de grossesses et la station debout prolongée. Par ailleurs, il existe un facteur héréditaire certain (20% de risques d’avoir des varices chez les patients sans parents atteints.)     Comment se manifestent les varices ? Les symptômes varient énormément en fonction des individus. Ils comprennent des sensations de gonflement, des lourdeurs de jambe, parfois un prurit (sensation de démangeaison), voire des douleurs. Ces symptômes prédominent en fin de journée et sont améliorés par la position allongée. Elles peuvent être associées à un œdème du membre s’aggravant en cours de journée surtout pendant les périodes estivales. Des lésions de la peau peuvent être présentes au stade des complications.   Quelles sont les complications ? À un stade avancé, elles peuvent être responsables de lésions de la peau allant d’une simple irritation de la peau avec une coloration brune, jusqu’à l’eczéma et au stade le plus avancé l’ulcère veineux (plaie de la peau qui ne cicatrise pas). Elles peuvent être à l’origine de thrombose (veine qui se bouche par formation de caillots) appelée para-phlébite. En cas de traumatisme, elles peuvent être responsables d’un saignement important.   Que faire en cas de varices ? Le seul examen à faire est un écho doppler des veines des membres inférieurs. Cet examen doit est fait par un médecin angiologue.   Quels sont les traitements ? Médicaments veino-actifs, leurs effets ne sont pas démontrés sur l’évolution de la maladie mais peuvent limiter les symptômes (médicaments non remboursés et en vente libre). Compressions élastiques, il peut s’agir de bas, collants ou de mi-bas. (Ils nécessitent une ordonnance). Ils permettent d’améliorer le retour sanguin ce qui permet de soulager les symptômes et de limiter l’évolution de la maladie. Sclérose : cela consiste à injecter dans les veines un produit qui permet que la veine se bouche. Traitement de choix des télangiectasies et des petites varices. Chirurgie : le stripping consiste à retirer la totalité de la veine superficielle avec de petites incisions, intervention réalisée en ambulatoire. Elle est associée à la réalisation de phlébectomies sur les branches de la veine qui sont dilatées. Les techniques endoveineuses (radiofréquence) plus modernes laissent la veine en place, elles entrainent un choc thermique de la veine qui va ensuite régresser sur elle-même, elles ont l’avantage de permettre une reprise très rapide de l’activité après l’intervention. Comme le stripping, elles peuvent être associées à des phlébectomies.  Dr Aurélien Mousnier, Chirurgien Vasculaire.  
Le docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean répond aux questions que l'on se pose sur cette maladie, le diabète, qui touche plus de 3,7 millions de personnes en France et qui ne cesse d'augmenter.  Qu’est-ce que le diabète ?  Le diabète est une concentration excessive de sucre dans le sang (augmentation de la glycémie). Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1.26 g/l (un taux de glycémie étant normalement inférieur à 1.10 g/l). Une maladie en constante augmentation La prévalence du diabète est en forte augmentation dans tous les pays du monde. Il y a plus de trois millions de personnes diabétiques en France. Malheureusement, beaucoup de personnes ignorent qu’elles sont atteintes malgré les efforts effectués pour améliorer le dépistage. Or, si le diabète peut être potentiellement grave par ses complications, une prise en charge efficace dès le début de la maladie permet de mener une vie tout à fait normale. Le saviez-vous ?  On distingue deux types principaux de diabète. Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune. Le patient produit des anticorps qui vont détruire ses propres cellules bêta du pancréas (cellules sécrétrices de l’insuline). Sans insuline, les glucides qui sont des constituants essentiels et des sources d’énergie, ne peuvent être stockés et utilisés par l’organisme. Le diabète de type 1 peut survenir à tout âge mais le pic d’incidence se situe à l’adolescence. Le diabète de type 2 (DT2) est poly-factoriel. Les principaux facteurs de risque sont l’âge, le surpoids et la sédentarité. Il existe des facteurs héréditaires dans les deux types de diabète mais ils sont beaucoup plus importants dans le diabète de type 2. Le diabète de type 2 est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1. Plus de 90% des diabétiques sont atteints d’un diabète de type 2. Quels sont les symptômes On dit souvent que le diabète est une maladie vicieuse car on peut vivre des années avec, sans se rendre compte qu’on est atteint. C’est vrai en ce qui concerne le diabète de type 2, car les glycémies montent doucement et progressivement pendant plusieurs années sans que le patient ne note de symptôme. Dans le diabète de type 1, les glycémies montent brutalement et le patient présente alors les symptômes suivants :  amaigrissement avec sensation de faim,  soif avec augmentation des quantités de boissons et d’urines. Les personnes diabétiques qui ne sont pas traités avec des médicaments ne font pas d’hypoglycémie (baisse de la glycémie). Les hypoglycémies sont toujours secondaires au traitement. Quelles peuvent-être les complications ? Tout d’abord, j’insiste sur le fait qu’il ne faut pas confondre diabète et complications du diabète. Nous suivons des patients qui ont des diabètes très anciens et qui n’ont aucune complication. Si les glycémies sont déséquilibrées de façon chronique, on peut alors risquer différentes complications. On peut citer principalement :  l'infarctus du myocarde,  l'accident vasculaire cérébral,  l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs,  l'insuffisance rénale,  la rétinopathie diabétique et la neuropathie diabétique. Quels sont les traitements ?  Le traitement est complètement différent pour le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Chez le diabète de type 1, il faudra immédiatement démarrer un traitement par insuline à vie. On ne donne plus de régime particulier mais on va apprendre au patient à adapter son traitement insulinique en fonction de son alimentation. Chez le diabète type 2, le premier traitement à mettre en place est fondamental. Il s’agit des mesures hygiéno-diététiques. En  premier lieu, il faut lutter contre la sédentarité et promouvoir la pratique d’une activité physique régulière. Il va falloir bien sûr aussi corriger les erreurs alimentaires, adopter un régime adapté équilibré et essayer de corriger le surpoids si possible.  Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent plus, on pourra ajouter différents médicaments à prendre de façon orale. Enfin, au bout de plusieurs années de diabète de type 2, un traitement par insuline peut s’avérer nécessaire. Concernant le dépistage du diabète de type 2, il se fait avec votre médecin généraliste qui prescrit un dosage de la glycémie à jeun. Ce dosage est à faire tous les ans si l'on est à risque de développer un diabète.  Docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean

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