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Le ronflement est un sujet fréquemment rencontré dans les couples. Mais alors qu’est-ce que le ronflement ? Quelles en sont les causes ? Et y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Qu’est-ce que le ronflement ? Le ronflement est lié à une mise en vibration anormale des voies aériennes supérieures (VAS) au niveau d’un ou de plusieurs sites obstructifs. Le plus souvent, le ou les site(s) obstructif(s) est (sont) : Une obstruction nasale « nez bouché » De grosses amygdales Un recul du voile du palais avec bascule postérieure de la luette en position couchée (1) Un recul au niveau de la base de langue en position couchée (2) On peut aussi avoir plusieurs sites obstructifs associés Quelles en sont les causes ? Les causes de l’obstruction nasale sont très nombreuses : allergies, inflammation, polypes, infection…   Y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Parfois, des choses simples suffisent à réduire voire arrêter les ronflements : Dormir sur le côté et non sur le dos Perdre du poids Traiter l’obstruction nasale   Ronflement et Apnées du sommeil  Des signes plus inquiétants d’apnées du sommeil associés aux ronflements sont à rechercher : fatigue excessive malgré un repos, maux de tête le matin au réveil, nycturie, somnolence au volant, pauses respiratoires la nuit… Dans ce cas, l’apnée du sommeil est une véritable maladie et pas seulement une gêne nocturne. Pour la dépister, il faut faire un enregistrement du sommeil appelé Polygraphie Ventilatoire. Pour connaitre la cause du ronflement simple, il faut en parler à son médecin. Après un examen rapide de la bouche, du nez et de la corpulence, il faut faire une nasofibroscopie afin de rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Il s’agit d’un examen très court et non douloureux qui permet de regarder dans les voies aériennes supérieures (VAS) pour rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Si la cause est simple, tant mieux, un traitement pourra rapidement être mis en place. Parfois, le site obstructif du ronflement n’est pas évident chez le patient éveillé et il faut alors faire une endoscopie des voies aériennes supérieures en condition de sommeil (endoscopie du sommeil). Il s’agit d’un examen réalisé sous sédation très légère, au bloc opératoire, en condition de sommeil quasi naturel. Le sujet va se mettre à ronfler et le médecin regarde avec une très fine caméra ce qui se passe au niveau de ses voies aériennes supérieures : recul du voile du palais ? Recul de la base de langue ? En fonction du résultat de cet examen, plusieurs traitements sont possibles en fonction de chaque patient : Chirurgie du voile du palais  Orthèse d’avancée mandibulaire Perte de poids Le traitement du ronflement doit vraiment être personnalisé. Nathalie VINCENT-METIFIOT -  Chirurgie ORL, Oto-rhino-laryngologie  
Pourquoi dort-on ? Tout simplement pour récupérer ! Le sommeil permet : Le maintien de la vigilance à l’état de veille La reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses La production d’hormones de croissance La régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète) La stimulation des défenses immunitaires La régulation de l’humeur et de l’activation du stress Les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation On comprend alors mieux pourquoi une altération de la quantité ou de la qualité de notre sommeil peut être néfaste pour notre santé.   Comment est organisé notre sommeil ? Le sommeil n’est pas un état continu. Il contient plusieurs stades : le sommeil lent léger (stades N1 et N2), le sommeil lent profond (stade N3) souvent qualifié de sommeil de récupération plus abondant en début de nuit et le sommeil paradoxal (SP) qui est une phase agitée durant laquelle on rêve beaucoup et qui est plus fréquente en deuxième partie de nuit. Ces stades sont regroupés sous forme de cycle durant en moyenne 90 minutes. Hypnogramme d’un adulte normal   Pourquoi ne dormons nous tous pas de la même manière ? Le sommeil change avec les âges en quantité et en qualité. Par exemple, un sujet âgé présente un sommeil plus discontinu, fait moins de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal, rendant parfois la limite entre le normal et le pathologique flou. Exemple d’hypnogramme d’une personne âgé. Il existe également des différences entre chaque individu qui reposent sur 2 explications : Nos comportements dictés par notre éduction et par notre mode de vie. La génétique. De nombreux gènes sont impliqués dans le fonctionnement de notre horloge biologique expliquant pourquoi on trouve des sujets du matin qui ont tant de mal à résister au sommeil le soir contrairement au sujet du soir qui eux ont toutes les peines du monde à sortir du lit le matin. On trouve également des petit dormeurs qui se satisfont de 5 à 6 h de sommeil contrairement aux long dormeurs qui ont besoin de 9h. Pour information le temps total de sommeil moyen en France est de 7h30 en baisse constante ces 50 dernières années justement à cause de nos comportements. Cela n’est probablement pas sans conséquence sur notre santé.   Quelques conseils pour bien dormir ? Eviter tous les excitants (café, thé, vitamine C, Coca-Cola …). Ne pas faire de repas copieux le soir, éviter l’alcool au dîner. Eviter de pratiquer un sport ou d’avoir des activités très stimulantes après 20 heures. Le soir, favoriser les activités relaxantes (lecture, musique, TV… ). Pas de bain chaud avant de s’endormir. Réserver la chambre au sommeil et éviter de regarder la télévision, de travailler ou de manger au lit. Trouvez votre rythme de sommeil et respectez-le. N’aller se coucher que lorsque l’on a sommeil. Ecoutez les signaux du sommeil (bâillements, yeux qui piquent) Chambre aérée, température entre 18 et 20°C, hygrométrie correcte. Se lever et faire autre chose si l’on se réveille au cours de la nuit. Se recoucher dès que l’on a à nouveau envie de dormir. Si vous vous réveillez le matin même très tôt, levez-vous et commencez la journée, mais ne cherchez pas à tout prix à vous rendormir Pas de sieste longue, sieste brève  (≤ 30 minutes) avant 15 heures autorisée si « rafraîchissante ». N’utilisez pas de médicaments pour dormir sans avoir consulté votre médecin Essayez de trouver la solution la plus efficace avec votre médecin et soyez acteur de votre traitement. Dr Launay, neurologue, spécialiste du sommeil