enfants

Qu’est-ce que la varicelle ?    La varicelle est la maladie éruptive la plus contagieuse. 90% des cas surviennent entre 1 et 14 ans avec un pic entre 5 et 9 ans. La varicelle représente la primo-infection, le virus (VZV) reste ensuite latent dans l’organisme. Une réactivation par la suite peut entraîner un Zona. Habituellement, c’est une maladie bénigne de l’enfant. Il peut exister des formes graves chez les immunodéprimés.    Comment se transmet-elle ?    Par contamination interhumaine directement par voies respiratoires ou par contact de lésions cutanées de varicelle ou de zona. Une personne ayant la varicelle, est contagieuse 2 à 3 jours avant l’apparition des boutons et jusqu’à 6 jours après l’apparition des dernières vésicules.   Quels sont les symptômes ?    L’incubation est silencieuse et dure environ 14 jours. Il peut exister des signes reconnaissables avant l’apparition de l’éruption comme une fièvre, une sensation de malaise.  L’éruption débute par de petites taches rouges appelées « macules » qui se recouvrent d’une vésicule donnant un aspect typique « en goutte de rosée ». Le nombre de vésicules est souvent élevé. L’éruption débute au niveau de la tête puis du tronc et s’étend progressivement en poussées successives. Il peut également y avoir des lésions muqueuses. La complication la plus fréquente chez l’enfant est la surinfection bactérienne. De façons plus rares, peuvent survenir des complications neurologiques, pulmonaires, hépatiques (etc...) chez des personnes ayant un terrain immunodéprimé.    Quel traitement en cas d’infection ?  Nous préconisons des mesures simples :  Éviction scolaire souhaitable,  Soins locaux pour éviter les surinfections bactériennes, éviter les crèmes, talcs ou gels sur les lésions afin d’éviter les phénomènes de macérations.  Les ongles doivent être coupés courts et être propres.  Un traitement par antihistaminique à partir d’ 1 an peut être prescrit en cas de démangeaison intense.  Il n’y a pas de traitement antiviral systématique chez l’enfant en bonne santé. Les antibiotiques ne seront prescrits qu’en cas de diagnostique de surinfection bactérienne. Il est primordial de ne pas donner d’anti-inflammatoire, d’aspirine afin d’éviter la survenue de complications graves.  Une vaccination anti-varicelle existe, mais n’est pas recommandée en pratique courante. Le vaccin peut être proposé aux adolescents ou jeunes adultes n’ayant jamais eu la varicelle afin d’éviter des complications plus fréquentes à l’âge adulte.    Docteur Romina Costanzia Taulelle, pédiatre.
L’année 2018 est marquée par un évènement important : l’obligation vaccinale. Essayons d’éclaircir la situation en apportant des réponses à un certain nombre de vos questions. Le vaccin, à quoi ça sert ? Dans un premier temps il est utile de rappeler le fonctionnement des vaccins : la vaccination permet de protéger les individus à la fois de manière individuelle et collective (immunité de groupe) contre certaines maladies infectieuses potentiellement graves. L’immunité de groupe : la vaccination protège de façon indirecte les personnes les plus fragiles pour lesquelles certains vaccins (notamment vivants) ne peuvent être administrés. La vaccination consiste en l’injection d’un fragment de microbe tué ou atténué permettant à l’organisme de développer des défenses immunitaires contre une maladie ciblée sans être malade. Ainsi lors d’un contact ultérieur avec cette même maladie, la personne sera protégée car son organisme pourra fabriquer des anticorps spécifiques contre cette maladie. Les nouveautés 2018 La seule chose qui a changé pour la vaccination en 2018 est le mot « OBLIGATOIRE ». Jusqu’à présent 3 vaccins étaient obligatoires (Dipthérie, Tétanos, Poliomyélite) et 8 fortement recommandés (Haemophilus influenzae b, Coqueluche, Hépatite b, Rougeole, Oreillon,  Rubéole et Méningocoque C). 70 à 90% des enfants étaient déjà vaccinés. L’aluminium, sans danger ? Concernant l’aluminium : c’est un adjuvant présent dans les vaccins sauf dans le ROR (Rougeole, Oreillon, Rubéole). Il permet la stimulation et le renforcement du système immunitaire. Il faut savoir que l’aluminium est présent partout dans notre quotidien, y compris dans l’alimentation (même bio), dans l’eau, ... Les adjuvants à base d’aluminium sont utilisés depuis 1926 et le profil de sécurité en est bien établi. De nombreux rapports scientifiques ont conclu que les données disponibles ne remettent pas en cause la sécurité des vaccins Concernant l’hépatite B Beaucoup de personnes ne comprennent pas l’intérêt de vacciner les jeunes enfants contre cette maladie. Il faut savoir que l’hépatite B est une maladie extrêmement grave et fréquente qui fait environ 1300 morts en France par an et qui touche essentiellement les adolescents et les adultes jeunes. Une des complications les plus graves de cette maladie est le cancer du foie.  Cette maladie peut être évitée par la vaccination. La vaccination d’un nourrisson permet d’apporter une protection très longue (le vaccin est très efficace à cet âge et les rappels ultérieurs sont en général inutiles), de diminuer le nombre de piqures car le vaccin est compris dans l’Hexavalent (qui protège également contre la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite, la Coqueluche et l’Haemophilus influenzae b), d’assurer une meilleure couverture vaccinale. La vaccination chez le nourrisson Certains parents pensent que les vaccinations sont trop nombreuses pour un nourrisson. Il faut savoir que les antigènes introduits dans les vaccins représentent une faible stimulation du système immunitaire comparée à celles provoquées par tous les antigènes du quotidien. De plus, le nourrisson est incapable de fabriquer une certaine catégorie d’anticorps (anti-polysaccharidique) avant 2 ans, c’est pourquoi les méningites à pneumocoques et à haemophilus touchent les très jeunes enfants. Il est vrai que l’allaitement confère une immunité, mais celle-ci est passive et non spécifique de maladie. Toutes les catégories d’anticorps ne passent pas dans le lait maternel, c’est pour cela qu’il est important de vacciner un bébé même s’il est alimenté de façon exclusive au sein. Des effets secondaires ? Il existe des effets secondaires aux vaccins (fièvre, œdème, rougeur, douleur au point d’injection …, mais il faut regarder la balance bénéfice-risque pour laquelle le vaccin est la meilleure thérapeutique. Les cas d’allergies  aux vaccins sont très rares. En résumé Il y a l'obligation de vacciner contre 11 maladies qui se regroupent dans 4 vaccins : Le vaccin Hexavalent qui protège contre la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite, l’Haemophilus influenzae typeb, la Coqueluche et l’HépatiteB Le vaccin contre le Pneumocoque Le vaccin contre la Méningite du groupe C Le ROR qui protège contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéoles. La seule chose qui a été rajoutée dans le calendrier vaccinal est la primo-vaccination contre le Méningocoque C  à 5 mois au lieu de 12 mois car il a été montré que de très jeune nourrisson étaient exposés à ce risque de méningite. Référence : « guide santé : la vaccination question-réponse »AFPA, mpedia.fr « le pédiatre, cahier FMC N°281 et 282 » Dr Romina COSTANZIA TAULELLE, Pédiatre au Pôle Santé Saint Jean 
Noël approche à grands pas et les enfants commencent à faire leur liste de cadeaux au Père Noël… De nombreux enfants vont demander des jeux électroniques type : tablettes, ordinateurs, smartphones… En effet les écrans sont partout et présents de plus en plus tôt dans l’environnement de nos enfants.  La culture numérique ne doit pas être décriée, mais il est important d’accompagner les parents et les enfants afin éviter les effets nocifs de l’utilisation abusive des écrans. Il convient donc de respecter certaines règles de prévention, notamment la règle des « 3-6-9-12 » de Monsieur Serge Tisseron et d’essayer de trouver des alternatives à certains cadeaux de Noël… Les tablettes Il est essentiel pour un enfant de moins de 3 ans d’interagir avec son environnement pour son développement personnel et l’acquisition des repères spatio-temporels (toucher, manipuler..). Dans cette tranche d’âge il est important de privilégier les livres et les jouets traditionnels. Les tablettes ne sont pas indispensables au développement de l’enfant, et il ne prendra aucun retard sur ses camarades s’il n’en possède pas.  Si l’enfant est extrêmement demandeur, il est toutefois possible de faire une initiation vers 2 ans ½ tout en l’accompagnant, en privilégiant les jeux interactifs en famille et en évitant de laisser l’enfant seul devant l’écran. Entre 3 et 6 ans, l’utilisation des tablettes doit être ludique et limitée, elle peut être intégrée dans les apprentissages mais ne doit pas être omniprésente dans l’environnement de l’enfant. Il est important de respecter quelques règles concernant l’utilisation des tablettes : sur des périodes courtes, jamais pendant le repas ou avant de dormir, accompagné d’un adulte, et utilisation de logiciel adapté. La télévision  Concernant la télévision, il n’existe pas de programme réellement adapté pour les enfants de moins de 3 ans. Des études ont montré que la télévision dans cette tranche d’âge pouvait nuire aux apprentissages. À partir de 3 ans un enfant peut regarder la télévision en respectant des règles claires sur la durée limitée et le respect des âges pour les programmes. Il est préférable de favoriser les programmes mettant en valeur l’entraide et la solidarité. Il faut par contre être vigilant et ne pas mettre un enfant devant la télévision au moment du journal télévisé (sources de confrontations et contenus inappropriés) et faire attention à l’exposition aux images publicitaires. Il est déconseillé de mettre la télévision dans la chambre d’un enfant, de même l’endormissement devant la télé est à éviter. Les jeux vidéos  Entre 3 et 6 ans l’enfant a besoin d’explorer son environnement (motricité, langage…). Les jeux vidéo ont un pouvoir très attractif, parfois aux détriments d’autres activités. Ils peuvent néanmoins être utilisés comme support occasionnel pour certains apprentissages. Entre 6 et 9 ans, l’utilisation des jeux vidéo doit être maîtrisée, dans un temps limité, et  adaptée à l’âge. Il vaut mieux privilégier les jeux de stratégies et cela de façon accompagnée. À partir de 9 ans il faut être vigilant aux jeux en réseau, sur leur contenu et les interactions avec les autres joueurs.  Au-delà de 12 ans les jeux en réseau peuvent permettre la découverte du travail en équipe et de la coopération. Les jeux vidéos ont un pouvoir attractifs important, il existe parfois une réelle dépendance, la chute des résultats scolaires peut être un signe d’alerte. Ordinateurs, internet  Internet expose aux risques de confrontations  de l’enfant à des images violentes, voire hyper-violentes. Il faut souligner l’importance d’accompagner l’enfant pour apprendre à se protéger et à protéger ses échanges.  Il faut éviter les réseaux sociaux chez les moins de 12 ans qui peuvent avoir des conséquences néfastes chez des enfants ayant une fragilité psychologique. Téléphone portable  Il faut là aussi fixer certaines règles d’utilisation, notamment le soir au coucher car ils peuvent engendrer de réels problèmes de sommeil.   En conclusion, la règle « 3-6-9-12 » permet de donner une ligne de conduite aux parents qui sont parfois démunis dans cette éducation aux écrans face à des enfants qui sont demandeurs et adeptes du plus en plus tôt : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu personnelle avant 6 ans, pas d’internet accompagné avant 9 ans pas d’internet seul avant 12 ans Il est nécessaire d'accompagner l’enfant, lui apprendre à s’auto-protéger et à s’auto-diriger,  maintenir une communication familiale et être vigilant sur le temps cumulé sur les écrans (tablettes, ordinateur, téléphone…). Ce que perçoit l’adulte, ne correspond pas forcément à ce que voit l’enfant. Encouragez l’enfant à regarder moins, mieux définir les programmes qu’il désire, apprendre à choisir. Il doit être un « spectateur actif ». Préservez des temps familiaux, ne mangez pas devant la télévision, prenez le temps pour jouer à des jeux de société en famille, lire des livres, faire des activités en extérieur. Les écrans sollicitent la curiosité et peuvent être des outils d’apprentissage, il existe par ailleurs une utilisation pédagogique à l’école. Il est donc indispensable de favoriser un usage intelligent des écrans dans cette période de révolution numérique. Les parents doivent également se remettre en question sur leur propre utilisation des ces technologies, afin de prendre un recul suffisant pour leur enfant. Dr Romina Costanzia Taulelle, pédiatre au Pôle Santé Saint Jean    Références : « Communiqué de presse de l’AFPA, septembre 2016 », « 3-6-9-12 » et au-delà, Serge Tisseron « pédiatrie ambulatoire », progrès en pédiatrie, DOIN, 2014
Comprendre son propre enfant, quel parent ne le souhaite pas ? Mais quelles connaissances a-t-on réellement sur la communication avec les tout petits ? Dès le premier âge, les jeunes parents peuvent être confrontés à l’incompréhension des pleurs de leur bébé et au stress que cela engendre. Faut-il le laisser pleurer ? Fait-il un caprice ? Dois-je le punir ? Autant d’incompréhensions génératrices de frustration, tant pour les parents que pour les enfants. En 2017, ces têtes en l’air de cigognes ne livrant toujours pas les bébés avec leur mode d’emploi, d’astucieuses jeunes mamans dont l’expérience parentale et professionnelle est riche en outils de communication, ont accepté de partager avec nous leurs clés pour une communication différente. Bébé signe : Quand votre bébé vous parle avec ses gestes !   Chloé MAGINOT, animatrice certifiée « Bébé, fais moi signe ». J.I : D’où vient cette idée de communication originale avec les bébés ? C.M : La communication gestuelle avec les bébés date des années 80 et vient des Etats-Unis. Joseph Garcia, un spécialiste de la langue des signes américaine, a constaté que les enfants entendants de familles sourdes, communiquaient bien plus tôt que les enfants de famille entendant. En parallèle, Linda Acredolo et Susan Goodwyn de l'université de Californie, ont montré que les bébés utilisent spontanément les signes avant de parler. Elles ont donc développé le concept « Baby Sign », qui a été ramené en France par Nathanaelle Bouhier-Charles et développé en collaboration avec Monica Companys. J.I : Quel en est le principe ? C.M : Le principe des « bébés signes » est d'associer la parole aux signes. On signe uniquement des mots "utiles" pour bébé, afin qu'il s'en empare et puisse nous communiquer ses besoins, tels que "encore", "faim", "couche" et d'autres signes plus élaborés que nous découvrons en atelier. Les ateliers de 2 heures sont des moments conviviaux et donnent de véritables supports d'apprentissage. Ils sont destinés aux familles et s'articulent autour de thèmes précis, ce qui me permet d'ouvrir sur un soutien à la parentalité.   Adopter une communication positive avec ses enfants Aurélie MALET, 7 ans d'expérience en marketing / praticienne en hypnose ericksonienne / comédienne amateure de théâtre d'improvisation J.I : On sait bien que la communication est très importante pour la qualité des relations humaines mais comment évaluer la qualité de la communication établie avec nos propres enfants?  A.M : Comme nous évaluons la qualité de notre communication avec les adultes. Si nous ressentons que notre communication avec l'Autre génère des conflits, des incompréhensions ou conduit à une absence de communication, c'est qu'il y a certainement une possibilité de communiquer différemment. Les enfants nous  modélisent très souvent afin de construire leur propre façon de communiquer. Il est donc pertinent de s'intéresser en premier lieu à notre propre façon de communiquer. J.I : Si nous ressentons le besoin d'améliorer la communication verbale avec nos enfants en âge de s'exprimer par ce biais, comment faire? A.M : La communication débute dès la naissance. Un échange se crée dès le premier contact, le premier regard, le premier son. Nous ne sommes pas obligés d'attendre que l'enfant puisse verbaliser pour communiquer avec lui. Nous communiquons par le verbal et également par le non-verbal. Même s'il ne comprend pas les mots, le nourrisson perçoit nos intentions. Dès la naissance de ma fille, qui a deux ans et demi, je lui ai parlé exactement comme je vous parlerais. Actuellement, j'utilise des outils de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et d'hypnose pour que notre communication soit épanouissante, en évitant le côté "donneur d'ordre", pour privilégier le côté participatif. J.I : Que peut-on qualifier de communication satisfaisante? A.M : On peut qualifier une communication de satisfaisante dès lors que chacun se sent épanoui, que l'enfant ressent une liberté d'expression dans un cadre éducatif fixé par ses parents. J.I : Quelles peuvent être les conséquences d'une mauvaise communication? A.M : Je ne raisonne pas en termes de bonne ou de mauvaise communication. Le plus important est de faire au mieux et d'expérimenter d'autres façons de communiquer lorsque l'on ressent une limite. Imaginez un enfant à qui on répète depuis tout petit (et je l'ai entendu réellement) : "Tu es une vraie brute, tu fais peur à tout le monde "… il y a une possibilité qu'il se construise émotionnellement sur ces propos. Je dis bien une possibilité car les enfants savent aussi "filtrer" les informations qu'ils entendent. Aurélie MALET sera l’invitée de l’association « Pas Si Sages ! » mercredi 5 avril à 18h pour dispenser un atelier sur cette thématique de la communication positive dans la famille au Pôle Santé Saint Jean. A travers un échange entre parents et des jeux de rôle, il s’agira de comprendre comment transformer, adapter la communication à son enfant en tenant compte de son processus de développement. Le but de cet atelier n'est pas d'apporter une solution toute faite, mais que chacun puisse y trouver des outils, des clés, pour aller vers l'éducation qu'il souhaite inculquer et les valeurs qu'il souhaite transmettre. Nous ne serons jamais des parents parfaits et c'est tant mieux ! Renseignements et inscription atelier avant le 1er avril 2017 : passisages.org@gmail.com Pour plus d’informations : Chloé MAGINOT : www.unevieslow.fr Aurélie MALET : www.nice-hypnose-paca.fr    
FLOWER POWER Beaucoup d’entre nous ont déjà ressenti ce trop plein de « chimique » dans le quotidien qu’il s’agisse de nutrition ou de thérapie par exemple, sans forcément savoir comment s’en défaire. Les femmes enceintes et les bébés sont des populations de patients qui font l’objet de précautions sérieuses en matière de santé, car certaines substances chimiques sont connues pour altérer dangereusement le bon déroulement d’une grossesse, d’un allaitement ou de la croissance d’un enfant. Ainsi, le système de soin conventionnel leur contre-indique et déconseille de nombreux traitements médicamenteux. Voilà pourquoi les futures et jeunes mamans sont des pionnières en matière de recherche de solutions naturelles pour guérir les maux de tous les jours. Elles sont devenues les ambassadrices des médecines non conventionnelles, parmi lesquelles une approche révèle à tout un chacun comment la nature qui nous entoure peut nous aider à nous sentir mieux : la naturopathie. Lucy COURBIER, praticienne de santé en naturopathie agréée, exerçant à Antibes et à Sophia-Antipolis, nous en dit plus sur cette approche peu connue en France.   J.I : Qu'est ce que la naturopathie ? L.C :  La naturopathie permet de déployer son plein potentiel de santé par des méthodes naturelles et préventives. Guidés par le naturopathe et par un accompagnement sur mesure, petits et grands apprendrons peu à peu à optimiser leur capital bien-être de façon très individualisée : alimentation vivante, étirements et mouvement, souffle, sommeil, détente corps/mental, éléments naturels (aliments, super-aliments, compléments alimentaires, plantes, huiles, fleurs de Bach, argiles, eaux, bains, lavements, lumière naturelle, air pur…). Les pratiques de détente incluent l'auto-massage, la relaxation guidée, la respiration guidée, la pleine conscience, la gestion des émotions et du mental par le lâcher-prise, le centrage, la pensée positive.... En complément, certains naturopathes proposent la pratique du massage et de la réflexologie. J'ai fait le choix de ne pas intégrer ces outils à mon activité ; je pratique personnellement et favorise largement la pratique du qi gong en parallèle, pour les réponses thérapeutiques que cet art énergétique nous apporte (harmonisation du corps, du souffle, du mouvement, de la circulation énergétique, et du mental). Dans sa philosophie et son éthique, la naturopathie se fonde sur 5 grands principes : la vitalité de la personne au moment de la consultation et sa capacité à puiser dans ses propres ressources pour se régénérer (principe vitaliste), la recherche de la cause profonde d'un dysfonctionnement (principe causaliste), la prise en compte de la personne dans son ensemble (physique, mental, émotions, énergie...) (principe holistique), l'emploi de techniques et pratiques naturelles pour l'hygiène de vie (principe hygiéniste), et l'étude des liens de cause à effet et des vases communicants entre les systèmes du corps et du mental (principe humoriste d'Hippocrate). Je précise que l'accompagnement proposé en naturopathie ne remplace pas les recommandations d'un médecin, son diagnostic, ou les traitements médicaux d'une personne. Le naturopathe n'est pas un médecin, et n'est ni compétent ni habilité à poser un diagnostic. Il n'interfère pas dans les traitements médicaux en cours. J.I : A qui cette approche est elle destinée ? L.C : En consultation privée, la naturopathie s'adresse aux adultes et aux enfants de tout âge qui souhaitent améliorer leur hygiène de vie de façon préventive, au fil des saisons. Du nourrisson au bel âge, en passant par les principales étapes de vie : périnatalité, croissance, puberté, fertilité, grossesse, ménopause, andropause, avancée dans l'âge... Les demandes des personnes sont très diverses : une alimentation saine, plus de vitalité, un sommeil serein, un meilleur moral, un mental plus posé, un poids stable, une digestion légère, un souffle fluide, une immunité renforcée, un accompagnement d'une phase de vie donnée, un soulagement de petits troubles chroniques sans gravité.... Pour répondre à ces demandes, le naturopathe fixe une stratégie cohérente et une direction générale qui orientent le choix des méthodes employées pour son accompagnement : revitaliser, détoxiner, détendre, énergiser, régénérer, renforcer le terrain, ralentir le vieillissement prématuré... La naturopathie s'adresse aussi au grand public et aux entreprises, car la discipline est très en vogue aujourd'hui. Dans ma pratique, j'ai choisi d'animer des conférences et ateliers sur des thématiques bien-être pour des groupes de particuliers dans des cadres divers (demandes privées, restaurants, herboristeries, clubs de sport, entreprises, associations...). J'interviens aussi en entreprise pour des accompagnements individuels ou des formations auprès de groupes sur la qualité de vie au travail. J.I : Comment trouver un naturopathe de confiance ? Quelle est la formation ? L.C : La FENAHMAN (www.fenahman.eu/) (Fédération Française de Naturopathie) est une valeur sure pour trouver un naturopathe qualifié en France. Elle regroupe plusieurs écoles qui délivrent un enseignement de qualité et qui se partagent le tronc commun d'enseignement et l'évaluation finale du cursus. Je suis diplômée du CENATHO Paris (http://www.cenatho.fr) (Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique, sous la responsabilité pédagogique de Daniel Kieffer). Le CENATHO propose une formation rigoureuse en 4 ans qui répond à la charte éthique commune des établissements FENAHMAN. L'établissement jouit d'une très bonne renommée en France et à l'étranger, mais de façon plus large toutes les établissements FENAHMAN sont sérieux et valables. Ils sont tous rattachées à l’OMNES (www.naturopathe.net) (association professionnelle de naturopathes en France). Malgré ces références, la meilleure façon de trouver un naturopathe reste le bouche à oreille, en vous fiant à l'expérience et au vécu des personnes de votre entourage que vous appréciez et en qui vous avez confiance. L'approche naturopathique étant très humaine, il convient surtout de trouver un naturopathe avec qui vous « accrochez ». J.I : Comment se passe un suivi ? L.C : Pour ma part, la première visite se déroule sur 2 heures : la première heure je réalise un bilan de vitalité pour cerner le terrain de la personne, ses prédispositions en termes d'hygiène de vie, ses antécédents éventuels, son profil physiologique et psychologique... Ce bilan permet d'évaluer la vitalité de la personne, et de faire des ponts entre le fonctionnement de ses systèmes corporels et de son mental afin de choisir la stratégie d'ensemble la plus adaptée. Éclairée par ce bilan, je me focalise sur la demande de la personne au cours de la deuxième heure, afin de lui apporter des solutions préliminaires à un suivi plus détaillé. Le suivi n'est pas obligatoire, mais il est cohérent si on se place dans une optique de changement progressif des habitudes de vie à court, moyen ou long terme. Car tout changement prend du temps s'il veut s'inscrire dans la durée. Les suivis durent 50 minutes, et le nombre de séances dépend entièrement des besoins de la personne, de sa motivation, de ses possibilités financières, logistiques... Il peut être hebdomadaire, mensuel, bimensuel, saisonnier, ou plus espacé encore. Tout dépend de l'individu. Le temps passé dans les consultations est nécessaire pour créer un climat de confiance et un lien avec la personne, et pour glaner toutes les informations essentielles au bon déroulement du suivi. Ce temps permet d'expliquer en détail les relations de cause à effet liées aux habitudes de vie de cette personne : car le naturopathe est un praticien mais c'est avant tout un éducateur de santé naturelle. Sa mission est de fournir les clés nécessaires à une prise de conscience du consultant. En offrant une écoute attentionnée et un échange ouvert, transparent, bienveillant et humain. En misant davantage sur la qualité que la quantité, dans un respect de l'individualité de chacun. En réservant un temps et un espace dédiés à la personne, un accueil et un encadrement qui l'engagent à se responsabiliser vis-à-vis d'elle même et lui permettent de dépasser ses blocages et ses a priori. Le vrai changement vient de chacun d'entre nous. C'est en comprenant les mécanismes profonds de leur hygiène de vie que les personnes initient le vrai changement en elles, profond et durable. Leurs habitudes prennent sens et s'ancrent dans un quotidien qui ne nécessite aucun effort, car il est cohérent avec qui elles sont. Merci beaucoup Lucy COURBIER pour ses explications et ses nouvelles pistes bien-être tout en douceur que nos lecteurs pourront choisir d’explorer en solo ou en famille.  Plus d’information sur www.mynaturel.fr   FLOWER POWER Many of us have already felt over-filled with "chemicals" in our daily lives, for example in our nutritional diets or in the therapies we undergo, without necessarily knowing how to discard this excess. Pregnant women and babies are two populations that are subject to serious precautions health-wise, because some chemicals are known to dangerously alter the safe progress of pregnancy, breastfeeding or child-growth. Thus, the conventional care system recommends they don't use too many drug treatments. That's why future and young mothers are pioneers with regards to research for natural solutions to cure everyday ailments. They have become ambassadors for unconventional medicine, including one approach that testifies how nature around us can help us feel better : naturopathy. Lucy COURBIER, a licensed naturopathic health practitioner, practising in Antibes and Sophia-Antipolis, tells us more about this little-known approach in France. J.I : What is Naturopathy ? L.C : Naturopathy helps us deploy our full health potential through natural and preventative methods. Guided by the naturopath and a tailored support program, adults and children will gradually learn how to maximise their well-being in a very individualised way : living foods, stretching and movement, deep breathing, sleep, body/mind relaxation, natural elements (foods, superfoods, dietary supplements, plants, oils, Bach flowers, clays, water, baths, enemas, natural light, fresh air ...). Relaxation techniques include self-massage, guided relaxation, guided deep breathing, mindfulness, managing emotions and thoughts by letting go, centering oneself, positive thinking.... In addition, some naturopaths include the practice of massage and reflexology. I made the choice not to integrate these tools to my occupation ; I personally practice and greatly favour the practice of qi gong in parallel of naturopathy for the therapeutic responses this energetic art brings us (harmonisation of the body, breath, movement, energetic circulation, and mind). In its' philosophy and ethics, naturopathy is based on five key principles : the vitality of the person at the time of the consultation and their ability to draw on their own resources to regenerate (vitalism principle), the search for the root cause of a malfunction (causalism principle), the consideration of the person as a whole (physical, mental, emotional, energy...) (holism principle), the use of natural techniques and practices for a healthy lifestyle (hygienism principle), and the study of cause & effect links and interconnections between body and mind systems (Hippocratic humorism principle). Naturopathy does not replace the recommendations of a medical doctor, his diagnosis or the medical treatments that a person is undergoing. The naturopath is not a doctor and is neither competent nor qualified to make a diagnosis. He/she does not interfere in ongoing medical treatments. J.I : Who is this approach for? L.C. : In private consultations, naturopathy speaks to adults and children of all ages who wish to improve their lifestyle preventatively, in coherence with the seasons. From infants to the elderly, and through each of the main stages of life : perinatal, child-growth, puberty, fertility, pregnancy, menopause, andropause, natural ageing... Requests from individuals are very diverse : healthier eating habits, heightened vitality, more serene sleep, better morale, quieter mind, weight stability and control, optimal digestion, smooth breathing patterns, stronger immunity, support for a given life phase, relief for minor chronic disorders without gravity .... To meet these demands, the naturopath sets a coherent strategy and general direction that guides the choice of methods used for the support program : rejuvenating, detoxifying, relaxing, energising, rejuvenating, strengthening the biological terrain, delaying premature ageing … Naturopathy also raises the interest of the general public and business corporations, as it has become very fashionable today. As part of my activities, I have chosen to host conferences and workshops on wellness topics for groups of individuals in various settings (private requests, restaurants, herbal shops, sports clubs, companies, associations ...). I also work in business settings to provide individual lifestyle coaching or group training on managing quality of life at work. J.I : How do we find a trustworthy naturopath and what training is required to become one ? L.C : The FENAHMAN (www.fenahman.eu/) (French Federation of Naturopathy) is a safe and reliable choice to find a qualified naturopath in France. It brings together several schools that deliver quality education and share a core educational program as well as the final curriculum evaluation. I graduated from CENATHO Paris (http://www.cenatho.fr) (European College of Traditional and Holistic Naturopathy, with Daniel Kieffer as director of studies). The CENATHO offers rigorous training over a period of 4 years and complies with the common ethical charter shared by all FENAHMAN establishments. The school has earned a very good reputation in France and abroad, but generally speaking all FENAHMAN schools are serious and valuable choices. They are all linked to the OMNES (www.naturopathe.net) (professional association of naturopaths in France). In spite of these references, the best way to find a naturopath is by word of mouth, by relying on the experiences of people around you whom you appreciate and trust. The naturopathy approach is very human, so it is essential that you find a naturopath with whom you « click ». J.I : Could you describe what happens during a consultation and follow-up ? LC : In my practise, the first consultation takes 2 hours : during the first hour I run a vitality assessment to identify the biological terrain of the person, their predispositions in terms of lifestyle hygiene, their medical history and physiological and psychological profile... The assessment helps evaluate the vitality of the person, and find connections between the way their body and mind systems work, in order to choose an overall strategy that is best suited for them. With the information gathered during the assessment, I then focus on the person's request during the second hour, offering preliminary solutions that will set the stage for a more detailed follow-up. The follow-up isn't mandatory, but it is coherent if we consider that lifestyle habit changes will be progressive over the short, medium or long term. Any change takes time if we intend it to last. Follow-up sessions are 50 minutes each, and the number of sessions depends entirely on the person's needs, motivation, and financial or logistical abilities... They can be weekly, monthly, bi-monthly, seasonal, or more spaced out. It all depends on the individual. The time spent in consultations is essential to create a climate of trust and a relationship with the person, and to glean all the information necessary for the smooth unfolding of the follow-up. This precious time enables me to give detailed explanations about the cause & effect links related to the person's lifestyle habits : the naturopath is a practitioner, but first and foremost he/she is an educator in natural health. His mission is to provide a person with the necessary keys so they can raise their awareness. By offering attentive listening and open, transparent, compassionate and human exchanges. By focusing more on quality than quantity, while respecting each person's individuality. By offering time and space entirely dedicated to the person, a welcoming environment and framework that engage them in taking responsibility for themselves and enable them to go beyond their preset opinions. Real change comes from within each and everyone of us. By understanding the underlying mechanisms of their own lifestyle, people initiate real change, that is profound and durable. Their habits become meaningful and anchored in a healthy lifestyle that requires no effort because it is consistent with who they are. Thank you so much Lucy COURBIER for your explanations filled with sweetness, and for the new avenues our readers can choose to explore on their own or with their families. More information on www.mynaturel.fr  
Le phénomène « Pas Si Sages ! » entre dans sa 3ème année d’existence avec de nouveaux projets plein le cœur ! « Pas Si Sages ! » votre association de solidarité pour les jeunes parents, continue son action de prévention en matière de santé publique avec le précieux soutien de son partenaire de toujours, le Pôle Santé Saint Jean. Notre histoire … Depuis 2 ans maintenant, des centaines de parents, d’enfants et de professionnels de la périnatalité du monde entier, se sont succédés aux conférences organisées par l’association. Plusieurs milliers d’auditeurs ont écouté nos émissions web-radio. De nombreuses personnalités du monde scientifique, journalistique et artistique apportent continuellement leur soutien à notre cause. Preuve s’il en fallait une, que la parentalité mérite une attention toute particulière puisqu’elle est le berceau des générations et du monde de demain. Pour sa 3ème année d’existence, « Pas Si Sages ! » continue de grandir grâce et pour vous tous, en proposant, pour la première fois, une rubrique professionnelle et bilingue, d’information sur la santé de la famille via le blog santé du Pôle Santé Saint Jean, ainsi qu'un espace de rencontre sur la Côte d’Azur ! Un blog professionnel zéro tabou ! Les informations sur la parentalité sur internet ne manquent pas ! Difficile parfois même de s’y retrouver ! Notre équipe de professionnels de santé traitera pour vous divers sujets en matière de santé de la famille et mettra à votre disposition un véritable réseau de professionnels pour le bien-être et l’épanouissement de votre petite famille. Notre dynamique est celle du partage de l’information au plus grand nombre sans restriction et sans tabous et nous savons, fort de nos actions de solidarité internationale, la valeur de la liberté d’expression. Dans cet esprit, la rubrique Pas Si Sages est bilingue (français/anglais). Vos réactions et avis de patients sont un précieux point d’appui pour l’évolution des prises en charge médicales. Se rencontrer… Pour aller au delà de l’échange virtuel qui ne saurait supplanter la magie de la rencontre humaine, « Pas Si Sages ! » ouvre un espace d’accueil et d’échange  au Pôle Santé Saint Jean ! Une fois par mois, des ateliers à thème et des temps d’échange vous seront proposés dans des langues différentes. Alors, à vos agendas et que l’aventure continue !   The phenomenon "Pas Si Sages!" enters its third year of existence with new projects full heart!  " Pas Si Sages! " your solidarity association for young parents, continues its public health prevention work with the valuable support of its partner always, the Health center Saint Jean in Cagnes-sur-Mer. Our history … For 2 years now, hundreds of parents, children and perinatal care professionals around the world have succeeded in conferences organized by the association. Thousands of listeners have listened to our web-radio broadcasts. Many personalities from the scientific, journalistic and artistic worlds continuously provide support to our cause. Proof if it were needed, that parenthood deserves special attention because it is the cradle of the next generations and the world of tomorrow.  For its third year of existence, " Pas Si Sages! " continues to grow thanks and for to you all, proposing, for the first time, a bilingual professional blog for information on family health and a meeting office on the French Riviera! A professional blog taboo zero! The information on parenting abound on the internet! Sometimes difficult to navigate! Our team of health professionals will treat a variety of topics health of the family and will provide you with a real network of professionals to the welfare and development of your family. Our dynamic is the sharing of information more fully without taboos and we know thanks to our strong international solidarity actions, the value of freedom of expression. In this spirit, the blog is bilingual (French / English). Your feedback and opinions as patients are a fulcrum valuable for changing taken medical expense. Let’s meet… To go beyond the virtual exchange that does not displace the magic of the human encounter, " Pas Si Sages! ” opens a reception area in the Health Center Saint Jean in Cagnes sur Mer! Once a month, themed workshops and exchange time will be offered in different languages. So mark your calendar and may this beautiful adventure go on with YOU!