santé

Qu’est-ce que la varicelle ?    La varicelle est la maladie éruptive la plus contagieuse. 90% des cas surviennent entre 1 et 14 ans avec un pic entre 5 et 9 ans. La varicelle représente la primo-infection, le virus (VZV) reste ensuite latent dans l’organisme. Une réactivation par la suite peut entraîner un Zona. Habituellement, c’est une maladie bénigne de l’enfant. Il peut exister des formes graves chez les immunodéprimés.    Comment se transmet-elle ?    Par contamination interhumaine directement par voies respiratoires ou par contact de lésions cutanées de varicelle ou de zona. Une personne ayant la varicelle, est contagieuse 2 à 3 jours avant l’apparition des boutons et jusqu’à 6 jours après l’apparition des dernières vésicules.   Quels sont les symptômes ?    L’incubation est silencieuse et dure environ 14 jours. Il peut exister des signes reconnaissables avant l’apparition de l’éruption comme une fièvre, une sensation de malaise.  L’éruption débute par de petites taches rouges appelées « macules » qui se recouvrent d’une vésicule donnant un aspect typique « en goutte de rosée ». Le nombre de vésicules est souvent élevé. L’éruption débute au niveau de la tête puis du tronc et s’étend progressivement en poussées successives. Il peut également y avoir des lésions muqueuses. La complication la plus fréquente chez l’enfant est la surinfection bactérienne. De façons plus rares, peuvent survenir des complications neurologiques, pulmonaires, hépatiques (etc...) chez des personnes ayant un terrain immunodéprimé.    Quel traitement en cas d’infection ?  Nous préconisons des mesures simples :  Éviction scolaire souhaitable,  Soins locaux pour éviter les surinfections bactériennes, éviter les crèmes, talcs ou gels sur les lésions afin d’éviter les phénomènes de macérations.  Les ongles doivent être coupés courts et être propres.  Un traitement par antihistaminique à partir d’ 1 an peut être prescrit en cas de démangeaison intense.  Il n’y a pas de traitement antiviral systématique chez l’enfant en bonne santé. Les antibiotiques ne seront prescrits qu’en cas de diagnostique de surinfection bactérienne. Il est primordial de ne pas donner d’anti-inflammatoire, d’aspirine afin d’éviter la survenue de complications graves.  Une vaccination anti-varicelle existe, mais n’est pas recommandée en pratique courante. Le vaccin peut être proposé aux adolescents ou jeunes adultes n’ayant jamais eu la varicelle afin d’éviter des complications plus fréquentes à l’âge adulte.    Docteur Romina Costanzia Taulelle, pédiatre.
Le docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean répond aux questions que l'on se pose sur cette maladie, le diabète, qui touche plus de 3,7 millions de personnes en France et qui ne cesse d'augmenter.  Qu’est-ce que le diabète ?  Le diabète est une concentration excessive de sucre dans le sang (augmentation de la glycémie). Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1.26 g/l (un taux de glycémie étant normalement inférieur à 1.10 g/l). Une maladie en constante augmentation La prévalence du diabète est en forte augmentation dans tous les pays du monde. Il y a plus de trois millions de personnes diabétiques en France. Malheureusement, beaucoup de personnes ignorent qu’elles sont atteintes malgré les efforts effectués pour améliorer le dépistage. Or, si le diabète peut être potentiellement grave par ses complications, une prise en charge efficace dès le début de la maladie permet de mener une vie tout à fait normale. Le saviez-vous ?  On distingue deux types principaux de diabète. Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune. Le patient produit des anticorps qui vont détruire ses propres cellules bêta du pancréas (cellules sécrétrices de l’insuline). Sans insuline, les glucides qui sont des constituants essentiels et des sources d’énergie, ne peuvent être stockés et utilisés par l’organisme. Le diabète de type 1 peut survenir à tout âge mais le pic d’incidence se situe à l’adolescence. Le diabète de type 2 (DT2) est poly-factoriel. Les principaux facteurs de risque sont l’âge, le surpoids et la sédentarité. Il existe des facteurs héréditaires dans les deux types de diabète mais ils sont beaucoup plus importants dans le diabète de type 2. Le diabète de type 2 est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1. Plus de 90% des diabétiques sont atteints d’un diabète de type 2. Quels sont les symptômes On dit souvent que le diabète est une maladie vicieuse car on peut vivre des années avec, sans se rendre compte qu’on est atteint. C’est vrai en ce qui concerne le diabète de type 2, car les glycémies montent doucement et progressivement pendant plusieurs années sans que le patient ne note de symptôme. Dans le diabète de type 1, les glycémies montent brutalement et le patient présente alors les symptômes suivants :  amaigrissement avec sensation de faim,  soif avec augmentation des quantités de boissons et d’urines. Les personnes diabétiques qui ne sont pas traités avec des médicaments ne font pas d’hypoglycémie (baisse de la glycémie). Les hypoglycémies sont toujours secondaires au traitement. Quelles peuvent-être les complications ? Tout d’abord, j’insiste sur le fait qu’il ne faut pas confondre diabète et complications du diabète. Nous suivons des patients qui ont des diabètes très anciens et qui n’ont aucune complication. Si les glycémies sont déséquilibrées de façon chronique, on peut alors risquer différentes complications. On peut citer principalement :  l'infarctus du myocarde,  l'accident vasculaire cérébral,  l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs,  l'insuffisance rénale,  la rétinopathie diabétique et la neuropathie diabétique. Quels sont les traitements ?  Le traitement est complètement différent pour le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Chez le diabète de type 1, il faudra immédiatement démarrer un traitement par insuline à vie. On ne donne plus de régime particulier mais on va apprendre au patient à adapter son traitement insulinique en fonction de son alimentation. Chez le diabète type 2, le premier traitement à mettre en place est fondamental. Il s’agit des mesures hygiéno-diététiques. En  premier lieu, il faut lutter contre la sédentarité et promouvoir la pratique d’une activité physique régulière. Il va falloir bien sûr aussi corriger les erreurs alimentaires, adopter un régime adapté équilibré et essayer de corriger le surpoids si possible.  Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent plus, on pourra ajouter différents médicaments à prendre de façon orale. Enfin, au bout de plusieurs années de diabète de type 2, un traitement par insuline peut s’avérer nécessaire. Concernant le dépistage du diabète de type 2, il se fait avec votre médecin généraliste qui prescrit un dosage de la glycémie à jeun. Ce dosage est à faire tous les ans si l'on est à risque de développer un diabète.  Docteur Julien Algava, Endocrinologue au Pôle Santé Saint Jean
Le ronflement est un sujet fréquemment rencontré dans les couples. Mais alors qu’est-ce que le ronflement ? Quelles en sont les causes ? Et y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Qu’est-ce que le ronflement ? Le ronflement est lié à une mise en vibration anormale des voies aériennes supérieures (VAS) au niveau d’un ou de plusieurs sites obstructifs. Le plus souvent, le ou les site(s) obstructif(s) est (sont) : Une obstruction nasale « nez bouché » De grosses amygdales Un recul du voile du palais avec bascule postérieure de la luette en position couchée (1) Un recul au niveau de la base de langue en position couchée (2) On peut aussi avoir plusieurs sites obstructifs associés Quelles en sont les causes ? Les causes de l’obstruction nasale sont très nombreuses : allergies, inflammation, polypes, infection…   Y-a-t-il des solutions pour l’arrêter ? Parfois, des choses simples suffisent à réduire voire arrêter les ronflements : Dormir sur le côté et non sur le dos Perdre du poids Traiter l’obstruction nasale   Ronflement et Apnées du sommeil  Des signes plus inquiétants d’apnées du sommeil associés aux ronflements sont à rechercher : fatigue excessive malgré un repos, maux de tête le matin au réveil, nycturie, somnolence au volant, pauses respiratoires la nuit… Dans ce cas, l’apnée du sommeil est une véritable maladie et pas seulement une gêne nocturne. Pour la dépister, il faut faire un enregistrement du sommeil appelé Polygraphie Ventilatoire. Pour connaitre la cause du ronflement simple, il faut en parler à son médecin. Après un examen rapide de la bouche, du nez et de la corpulence, il faut faire une nasofibroscopie afin de rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Il s’agit d’un examen très court et non douloureux qui permet de regarder dans les voies aériennes supérieures (VAS) pour rechercher un ou plusieurs sites obstructifs. Si la cause est simple, tant mieux, un traitement pourra rapidement être mis en place. Parfois, le site obstructif du ronflement n’est pas évident chez le patient éveillé et il faut alors faire une endoscopie des voies aériennes supérieures en condition de sommeil (endoscopie du sommeil). Il s’agit d’un examen réalisé sous sédation très légère, au bloc opératoire, en condition de sommeil quasi naturel. Le sujet va se mettre à ronfler et le médecin regarde avec une très fine caméra ce qui se passe au niveau de ses voies aériennes supérieures : recul du voile du palais ? Recul de la base de langue ? En fonction du résultat de cet examen, plusieurs traitements sont possibles en fonction de chaque patient : Chirurgie du voile du palais  Orthèse d’avancée mandibulaire Perte de poids Le traitement du ronflement doit vraiment être personnalisé. Nathalie VINCENT-METIFIOT -  Chirurgie ORL, Oto-rhino-laryngologie  
La broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO est une pathologie respiratoire peu connue du public, et pourtant elle touche plus de 3,5 millions de personnes en France et entraine au moins 18 000 décès par an. Cette maladie se situera au 5ème rang mondial des causes de décès en 2030. Son coût sur la société est considérable car elle entraine 130 000 à 150 000 hospitalisations en France par an.   Mais qu’est-ce que la BPCO ? C’est une inflammation chronique des bronches qui entraine une diminution du calibre de celle-ci et une hypersécrétion. Les symptômes les plus fréquents sont l’essoufflement (d’abord à l’effort puis au repos), les bronchites à répétition avec une toux et des crachats parfois purulents.   Quelles sont les causes ? Le principal coupable : le tabagisme. Alors que la population était plutôt masculine et âgée de plus de 40 ans, à cause du tabagisme grandissant chez la femme, l’écart diminue. D’ailleurs il n’y a pas d’égalité entre les 2 sexes : chez la femme, les symptômes sont plus handicapants, le déclin de la fonction respiratoire plus important et on note plus d’hospitalisations.   Comment soigner la BPCO ? Heureusement, une prise en charge précoce permet de ralentir la progresssion de la BPCO. Le sevrage tabagique est la base de la prise en charge : sans un arrêt de la cigarette, les traitements inhalés sont moins efficaces et l’état respiratoire se dégrade. L’arsenal thérapeutique est très varié : il existe plusieurs inhalateurs différents. Ces traitements ressemblent aux traitements de l’asthme, certains sont utilisés dans les 2 maladies : ils contiennent surtout des poudres qui vont dilater les bronches et parfois de la cortisone qui va diminuer l’inflammation bronchique. La poursuite d’une activité physique est très importante aussi. Parfois, lorsque le patient en a besoin, une réhabilitation respiratoire peut être proposée : il s’agit entre autre d’une prise en charge par les kinésithérapeutes sur tapis de marche ou vélo ergonomique. Cette maladie peut évoluer progressivement vers une insuffisance respiratoire, le médecin prescrit alors de l’oxygène au repos à la maison et à l’effort lorsqu’il sort.   Bien sûr ne jamais fumer ou ne jamais subir le tabagisme de l’entourage familial éviterait d’être atteint de BPCO. Donc si vous êtes plus essoufflés lors des efforts ou que vous faites souvent des bronchites  et que vous avez été exposés au tabagisme (directement ou passivement) : consulter votre médecin.   Dr Sabime Marco-Roucayrol, pneumologue, allergologue au Pôle Santé Saint Jean 
À quoi est due la Maladie D'Alzheimer ?   Des lésions cérébrales peuvent apparaître plusieurs années avant la survenue des symptômes. Les mécanismes de la maladie ne sont pas complètement élucidés mais on peut trouver des dépôts de "plaques amyloïdes" et de protéines "tau" anormales dans certaines structures cérébrales du réseau de la mémoire. Les hippocampes sont les structures cérébrales atteintes en premier par la maladie d'Alzheimer. Elles entrainent des troubles de la mémoire dite antérogrades (sur des faits postérieurs). Ainsi le sujet a des difficultés à se rappeler d'apprentissages ou d'événements récents. À contrario, la mémoire des faits anciens est préservée. Plus tardivement apparaît : Un déficit de la programmation gestuelle à l'origine de difficultés dans les gestes du quotidien (préparer un repas, faire ses lacets, utiliser un téléphone...). L'orientation est altérée. Le patient peut avoir des troubles du langage avec un manque de mots, mais n’en a souvent pas conscience. La maladie d'Alzheimer est-elle héréditaire ?   Les causes génétiques de la maladie d'Alzheimer sont très rares. On peut se poser la question d'une cause génétique lorsque les troubles surviennent autour de 40 ans.   Existe-t-il des traitements efficaces pour traiter la maladie d'Alzheimer ?   Certains médicaments permettent de ralentir la progression de la maladie mais aucun ne permet de la stopper.  Les pratiques non-médicamenteuses (orthophoniste, ergothérapeute, ateliers mémoire, activités physiques et sociales...) sont également indispensables pour ralentir l'évolution des troubles et maintenir une meilleure qualité de vie pour le patient.   Comment décèle-t-on, la maladie d'Alzheimer ?   À un stade précoce, détecter la maladie d’Alzheimer peut être difficile et plusieurs consultations sont souvent nécessaires pour porter le diagnostic.  Il convient de réaliser : un examen clinique neurologique, une prise de sang pour éliminer les causes soignables de troubles de mémoire, une imagerie du cerveau (habituellement une IRM), des tests de mémoire (Bilan neuropsychologique). Parfois, on fera appel à des examens plus poussés de type ponction lombaire et imagerie métabolique du cerveau.  Dr Muriel Laffon, Neurologue au Pôle Santé Saint Jean. 
Pourquoi dort-on ? Tout simplement pour récupérer ! Le sommeil permet : Le maintien de la vigilance à l’état de veille La reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses La production d’hormones de croissance La régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète) La stimulation des défenses immunitaires La régulation de l’humeur et de l’activation du stress Les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation On comprend alors mieux pourquoi une altération de la quantité ou de la qualité de notre sommeil peut être néfaste pour notre santé.   Comment est organisé notre sommeil ? Le sommeil n’est pas un état continu. Il contient plusieurs stades : le sommeil lent léger (stades N1 et N2), le sommeil lent profond (stade N3) souvent qualifié de sommeil de récupération plus abondant en début de nuit et le sommeil paradoxal (SP) qui est une phase agitée durant laquelle on rêve beaucoup et qui est plus fréquente en deuxième partie de nuit. Ces stades sont regroupés sous forme de cycle durant en moyenne 90 minutes. Hypnogramme d’un adulte normal   Pourquoi ne dormons nous tous pas de la même manière ? Le sommeil change avec les âges en quantité et en qualité. Par exemple, un sujet âgé présente un sommeil plus discontinu, fait moins de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal, rendant parfois la limite entre le normal et le pathologique flou. Exemple d’hypnogramme d’une personne âgé. Il existe également des différences entre chaque individu qui reposent sur 2 explications : Nos comportements dictés par notre éduction et par notre mode de vie. La génétique. De nombreux gènes sont impliqués dans le fonctionnement de notre horloge biologique expliquant pourquoi on trouve des sujets du matin qui ont tant de mal à résister au sommeil le soir contrairement au sujet du soir qui eux ont toutes les peines du monde à sortir du lit le matin. On trouve également des petit dormeurs qui se satisfont de 5 à 6 h de sommeil contrairement aux long dormeurs qui ont besoin de 9h. Pour information le temps total de sommeil moyen en France est de 7h30 en baisse constante ces 50 dernières années justement à cause de nos comportements. Cela n’est probablement pas sans conséquence sur notre santé.   Quelques conseils pour bien dormir ? Eviter tous les excitants (café, thé, vitamine C, Coca-Cola …). Ne pas faire de repas copieux le soir, éviter l’alcool au dîner. Eviter de pratiquer un sport ou d’avoir des activités très stimulantes après 20 heures. Le soir, favoriser les activités relaxantes (lecture, musique, TV… ). Pas de bain chaud avant de s’endormir. Réserver la chambre au sommeil et éviter de regarder la télévision, de travailler ou de manger au lit. Trouvez votre rythme de sommeil et respectez-le. N’aller se coucher que lorsque l’on a sommeil. Ecoutez les signaux du sommeil (bâillements, yeux qui piquent) Chambre aérée, température entre 18 et 20°C, hygrométrie correcte. Se lever et faire autre chose si l’on se réveille au cours de la nuit. Se recoucher dès que l’on a à nouveau envie de dormir. Si vous vous réveillez le matin même très tôt, levez-vous et commencez la journée, mais ne cherchez pas à tout prix à vous rendormir Pas de sieste longue, sieste brève  (≤ 30 minutes) avant 15 heures autorisée si « rafraîchissante ». N’utilisez pas de médicaments pour dormir sans avoir consulté votre médecin Essayez de trouver la solution la plus efficace avec votre médecin et soyez acteur de votre traitement. Dr Launay, neurologue, spécialiste du sommeil 
L'été on aime profiter du bord de mer et des balades au grand air, mais on aime moins les petites bêtes qui vont avec ! Les piqûres d'insectes sont courantes à cette période de l'année. Voici donc les bons gestes à avoir pour soulager les douleurs et démangeaisons. Piqure méduse Pourquoi ça brûle ? Les piqures de méduses provoquent de grosses brûlures. Leurs tentacules sont composés de filaments qui restent sur la blessure et diffusent le venin. Ce qu’il faut faire : Rincer à l'eau de mer : immédiatement après la piqûre, plonger la partie piquée dans l'eau de mer et frotter doucement pour essayer de retirer les filaments. Attention il ne faut surtout pas rincer avec de l'eau douce ou claire !! Recouvrir la plaie avec le sable et laisser sécher. Retirer ensuite le sable avec un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Et rincer à nouveau. Après avoir rincé la piqûre (avec de l'eau de mer), appliquez 1 à 2 gouttes d'huile essentielle de lavande aspic pure et renouvelez 3 à 4 fois dans la demi-heure qui suit. La piqûre se traite comme une brûlure. Pour apaiser et réduire l'inflammation il est donc conseillé d'appliquer une crème, après avoir rincé la piqûre, type vaseline ou biafine. En cas de réaction plus importante, nous vous conseillons de consulter votre médecin traitant. Piqure moustique Pourquoi ça gratte ? Lorsque les moustiques piquent, ils ne font pas que prélever du sang, ils injectent également de la salive, contenant un anticoagulant, afin d'éviter que le sang ne leur bouche la trompe. Or, le produit injecté a également pour effet de provoquer une réaction des mastocytes, des cellules situées au niveau des tissus conjonctifs et de libérer de l'histamine, responsable des démangeaisons. L'effet de l'histamine se fait ressentir au bout de 30 à 60 secondes et il atteint son maximum après environ 2 ou 3 minutes. L'effet se dissipe après au minimum 10 minutes. Ce qu’il faut faire : Des compresses alcoolisées doivent être appliquées 2 à 3 fois par jour à l'endroit de la piqûre. Une pommade corticoïde peut également être appliquée en cas de réaction locale plus importante. Comment éviter d’être piqué par les moustiques : Porter des vêtements amples et épais qui couvrent les bras et les jambes. Eviter les couleurs foncées et les vêtements trop brillants qui attirent les insectes. Il est important de savoir qu'un moustique peut piquer au travers des vêtements. Dans les zones particulièrement chargées en moustiques ou pour les personnes présentant une contre-indication pour les répulsifs cutanés, les vêtements peuvent par exemple être imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu. L'utilisation de moustiquaires est recommandée. Les appareils électriques, les diffuseurs chimiques ou encore les émetteurs d'ultra-sons ont une efficacité relative. Ces mesures sont de préférence à mettre en œuvre au lever et coucher du soleil, période pendant laquelle le risque de piqûre est le plus important. Piqure guêpe/abeille Lors d'une réaction locale provoquée par une piqûre d'abeille ou de guêpe, apparait une inflammation à l'endroit de la piqûre, plus ou moins étendue, accompagnée d'une douleur violente et de démangeaisons. Ce qu’il faut faire : De petits moyens peuvent aider à diminuer la douleur et la quantité de venin mais en aucun cas ne peuvent éviter la réaction allergique sévère. La première attitude, s'il s'agit d'une piqûre d'abeille ou de guêpe est d'extraire le dard resté enfoncé afin de l'enlever, tout en évitant de comprimer le sac à venin et de libérer davantage de venin. Il est possible d'utiliser une carte bancaire ou un ongle en soulevant le dard de la peau. L'aspivenin permet d'enlever des fractions du venin et de diminuer la quantité de venin mais il ne permet pas de prévenir la réaction allergique aiguë. Placer un pansement réchauffé au micro-onde ou de l'eau chaude sur la lésion. Placer un glaçon n'a aucune action et peut au contraire permettre la conservation du venin. Si vous êtes allergique aux piqûres de guêpes  Chez les personnes allergiques aux piqûres de guêpes, les symptômes suivants sont à craindre dès une seule piqûre : Gonflement de la gorge et du visage Respiration sifflante ou difficile. Vomissements, diarrhées. Vertiges, sensation de faiblesse État de choc : pâleur, transpiration. Ces signes représentent une urgence vitale, car il existe un risque de choc anaphylactique grave. Il convient d’appeler immédiatement le Samu (15 ou 112) ou les pompiers (18). Morsure de serpent Comment prévenir les morsures de serpents ? Pour prévenir les morsures de serpents, suivez ces conseils : Dans la nature, ne marchez jamais pieds nus, mais portez des chaussures fermées et montantes (ou des bottes) ainsi que des pantalons ; Ne partez pas seul en promenade et munissez-vous d’un téléphone mobile pour prévenir, si nécessaire, les secours ; Surveillez où vous posez les pieds et les mains : herbes hautes, cailloux et rochers, tas de feuilles, tas de bois, buissons..., surtout s'ils sont exposés au soleil (les serpents aiment la chaleur) ; Ne pénétrez pas dans les broussailles. Lors des récoltes des champignons, baies et fruits, frappez et agitez les broussailles avec un bâton pour faire fuir les serpents éventuels ; Ne posez pas vos mains sur des murs, sous les pierres, dans les crevasses, sous les piles de bois avant d’avoir vérifié l’absence de serpents ; La nuit, ne ramassez pas de bois, ne soulevez pas de pierre, la visibilité est mauvaise ; Ne touchez pas un serpent qui vous semble mort, le plus souvent il somnole ; Si vous croisez un serpent, retirez-vous sans l’effrayer. Dans tous les cas, n’essayez jamais de l'attraper ou de le tuer ; Vérifiez l’absence de serpents avant de vous installer pour une pause et ne dormez pas à-même le sol dans les régions riches en serpents ; Ne laissez pas les enfants jouer dans des endroits difficiles à surveiller et expliquez-leur qu’en présence d’un serpent, il ne faut pas chercher à l’exciter. La conduite à tenir en cas de morsure de serpent :  Ce que vous devez faire immédiatement en cas de morsure de serpent terrestre : Appelez les urgences en faisant le 15 ou le 112 depuis un téléphone fixe ou un téléphone mobile ; En attendant les secours, restez calme, rassurez la victime et son entourage. Placez la victime au repos. Otez les bagues, les montres, les chaussures et tout ce qui peut serrer la zone mordue car celle-ci va se mettre à gonfler ; Si possible, désinfectez la plaie avec un antiseptique ; Immobilisez le membre mordu pour ralentir la propagation du venin dans l’organisme ; Essayez de mémoriser l’aspect du serpent (sa taille, sa couleur, la forme de sa tête) mais ne cherchez pas à l’attraper ; En cas de douleur, utilisez uniquement le paracétamol. Attention ne donnez pas d'anti-inflammatoire, ni d'aspirine qui augmentent le risque de saignement. Ce que vous ne devez jamais faire en cas de morsure par un serpent terrestre Certaines conduites sont dangereuses, bannissez-les. Ainsi : Ne posez pas de garrot : Ne sucez pas la plaie ; N’incisez pas la plaie ; Ne posez pas de glace, pommade….sur la morsure ; Ne comprimez pas la plaie ; Quels sont les signes de morsure à repérer ? Lorsque la morsure est sèche c’est à dire sans injection de venin, la personne ne présente que des traces de morsures et ressent une douleur au point de morsure. Aucun autre symptôme n’apparait en dehors de l’anxiété liée à cette morsure. Lorsque la personne concernée a été mordue par un serpent venimeux et que du venin a été injecté, elle présente : Des traces de morsure, sous la forme de 2 points ; Des douleurs vives au niveau de la morsure ; Un gonflement au niveau des points de morsure et une rougeur. Cette réaction œdémateuse peut s'étendre localement, voire à une partie du membre touché.
Stop !  Ne vous jetez plus sur les traditionnels biscuits, barres chocolatées, gâteaux individuels ou autres produits sucrés industriels qui vous apporteront uniquement des calories « vides » avec du sucre et des mauvaises matières grasses responsables de la montée de l’obésité, du diabète de type 2 et des maladies cardio-vasculaires… ! Faites les bons choix ! Misez plutôt sur les bons gras en préférant les graines oléagineuses c’est-à-dire les noix du Brésil, noix de pécan, noix de cajou, noix de macadamia,  noisettes, amandes, pistaches, pignons de pin et sésame. Tellement bénéfique pour votre santé !  Ces fruits à coque ont certes une haute valeur énergétique (en moyenne 650 kcal pour 100g) mais apportent une densité nutritionnelle très intéressante : protéines d’origine végétale (idéales pour les végétariens), lipides de bonne qualité (oméga 3 notamment pour les noix), des fibres, des minéraux (magnésium, potassium, phosphore, calcium, fer, zinc et cuivre essentiellement) et des vitamines (vitamines du groupe B et vitamine E). Ils favorisent la santé cardio-vasculaire en augmentant le bon cholestérol et participent à la prévention des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson). Ce sont les alliés de notre cerveau (mémoire, concentration, vigilance…) En quelle quantité ?  Concrètement, il suffit de consommer une poignée d’environ 20 à 30g par jour de mélange pour bénéficier de leurs bienfaits. Choisissez les versions crues et évitez les versions salées (teneur en sel trop importante) et les versions grillées (la chaleur a tendance à détruire une partie des nutriments). Alors n’hésitez pas à croquer ces petites graines bénéfiques pour votre santé et préférez-les aux produits industriels gras et sucrés qui favorisent à l’inverse les pathologies dites de civilisation.
Quelques chiffres : En France, on compte 150 000 cas d’AVC par an, soit 1 cas toutes les 4 min. Sur les 150 000 personnes atteintes d’AVC, 30 000 gardent des séquelles. Une femme sur cinq présente un risque d’AVC, contre un homme sur six. Environ 10 000 à 15 000 personnes de moins de 45 ans sont atteintes chaque année par un AVC. Cela ne concerne pas que les personnes agées.  Qu’est-ce que l’AVC : L’Accident Vasculaire Cérébral (A.V.C) l’accident vasculaire cérébral (AVC) correspond à l’obstruction ou à la rupture d’un vaisseau qui transporte le sang dans le cerveau. * Dans 80% des cas c’est un vaisseau qui se bouche : c’est ce qu’on appelle un AVC ischémique. * Dans 20 % des cas c’est un vaisseau qui se rompt : c’est ce qu’on appelle un AVC hémorragique. Dans le cas des AVC ischémiques, plus la prise en charge médicale est rapide plus les risques de mort ou de séquelles diminuent. Comment reconnaître les signes d’un AVC : Troubles de la parole : la personne n’en a pas toujours conscience mais le langage est perturbé. La personne cherche ses mots, emploie des mots à la place d’autres mots, a des difficultés à articuler. Comment en être certain ? Faites parler la personne. Posez-lui une question simple mais ouverte « De quelle couleur est la voiture ? ». Demandez-lui de répéter une phrase simple. Déformation du visage : un côté du visage est paralysé. Comment en être certain ? Demandez à la personne de sourire, de montrer ses dents. L’asymétrie se reconnaît car les lèvres d’un côté ne remontent pas. L’atteinte des membres : Perte de mobilité d’un membre, d’une moitié du corps associé à une perte de sensibilité, sensation d’engourdissement de faiblesse, de fourmillement. Perte de l’équilibre, impression que la personne est en état d’ivresse. Comment en être certain ? Demandez à la personne de tendre les bras et de vous serrer les mains. Evaluez si la pression est plus faible d’un côté que de l’autre. Maux de tête violents et inhabituels : Trouble de la vision, perte de la vue d’un œil, d’une partie du champ visuel ou vision double. Comment en être certain ? Demandez à la personne de fermer un œil et demandez-lui si elle voit correctement et faites de même avec le deuxième. Que faire en cas d’AVC ? Appelez immédiatement les secours, composez le 15 ou le 112. Si vous avez des difficultés à parler ou à entendre, communiquez par SMS via le 114. Allongez la personne confortablement si possible avec un coussin sous la tête. Notez l’heure du début des symptômes. Rassemblez ses ordonnances de traitements et examens médicaux récents. Ne lui donnez pas à boire, ni à manger, ni aucun médicament…attendez les secours.   Stéphanie Lagarde, Cadre Infirmier au service des Urgences Saint Jean 
Qu’est-ce-que le « bio » ? « Bio » désigne un produit issu de l’agriculture biologique (AB). C’est un label de qualité qui garantit une qualité liée à un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Il est soumis à une réglementation spécifique et contrôlé par des organismes de certification. Ainsi, le recours à des produits chimiques (pesticides, engrais chimiques de synthèse) et aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) est interdit. Les agriculteurs doivent également respecter des conditions d’élevage permettant de garantir le bien-être des animaux. Pour les aliments composés, seuls les produits contenant aux moins 95% d’ingrédients agricoles certifiés biologiques peuvent comporter les termes « biologique » ou « bio » dans leur dénomination de vente (ex : Pâtes Bio), le reste est composé de produits non disponibles en bio en quantité suffisante (ex : certaines épices, produits exotiques) En dessous de 95%, ces termes ne peuvent apparaître qu’au niveau de la liste des ingrédients.   Comment reconnaître un produit bio ? Le consommateur peut reconnaître les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique (AB) grâce à 2 logos : Le logo national AB Le logo communautaire Et d’un point de vue nutritionnel, ça donne quoi ? Analysons pour mieux comprendre, les valeurs nutritionnelles données pour 100g d’aliments d’un produit composé. Prenons comme exemple le paquet de biscuit Petit Beurre, l’un Bio et l’autre non :     Petits Beurres Bio Petits Beurres Classiques Valeur énergétique 1952 kJ  Soit 467 kcal 1850 Kj  Soit 440 kcal Protéines 5.9 g 8g Lipides  Dont Acides Gras Saturés   15.8 g 10.9 g 12 g 7.6 g Glucides Dont Sucres 73.6 g 19.6 g 73 g 23 g Fibres 5.9 g 3 g Sel 0.95 g 1.40 g Ainsi, nous pouvons constater que d’un point de vue calorique et glucidique, les apports sont quasi-identiques. Les biscuits classiques ont l’avantage de contenir davantage de protéines et moins de matières grasses (même si 7.6 g d’AGS reste une quantité élevée), et l’inconvénient de contenir moins de fibres, plus de sucre rapide et plus de sel. Si on regarde de plus près les ingrédients utilisés pour la fabrication de ces biscuits (cf liste des ingrédients présente sur l’emballage des paquets), on peut noter que les biscuits Bio sont élaborés avec du sucre de canne roux issu du commerce équitable et de l’agriculture biologique, de meilleure qualité donc que le sucre blanc utilisé pour la fabrication des petits beurres classiques. A noter également que les biscuits Bio sont fabriqués, entre autres, avec du beurre frais de baratte issu de l’agriculture biologique et d’origine France, avec de la farine T65 de Borsa, farine biologique qui préserve la richesse en fibres et en minéraux de la farine (d’où la teneur en fibres plus importante dans les biscuits Bio), avec du sel marin, du miel et de la noix de coco (présence de noix de coco qui explique la teneur en acides gras saturés plus élevée que dans les biscuits classiques), tous issus de l’agriculture biologique. Les ingrédients utilisés pour la fabrication des biscuits Petits Beurres classiques sont d’une qualité inférieure, et à cela, sont rajoutés des arômes et des correcteurs d’acidité. La teneur en sucre rapide est plus élevée du fait du rajout de sucre glace dans la préparation en plus du sucre déjà présent. Côté prix ? Vous trouverez chez votre commerçant les biscuits Petits Beurres classiques au prix moyen de 1.10 euros le paquet de 200g ou 1.75 euros le lot de 2 (2x200g) Les biscuits Petits Beurres Bio sont commercialisés au tarif de 2.50 euros le paquet de 150g ou 3.90 euros le lot de 2 (2x150g) En résumé, les produits labellisés Bio sont certes plus coûteux mais présentent une garantie au niveau de la qualité des matières premières utilisées à la fabrication pour les produits composés, une culture sans pesticides et sans OGM pour les fruits et légumes par exemple, et des produits animaux fournis dans le respect du bien-être animal. D’un point de vue nutritionnel, même si les biscuits Bio sont tout autant caloriques que les biscuits classiques (et donc à limiter comme tout autre biscuit dans le cadre d’une alimentation équilibrée), les ingrédients de base utilisés pour la fabrication sont garantis d’une qualité supérieure aux ingrédients utilisés pour les biscuits classiques, ils sont issus de l’agriculture biologique, d’origine France, contiennent moins de sucre et de sel, substances qui présentent un double avantage pour les industriels : conservateur et exhausteur de goût, mais responsables de maladies de civilisation (obésité, diabète, maladie cardiovasculaire…) pour le consommateur… Les produits Bio sont donc plus soucieux de préserver votre capital santé.

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